Joue-la comme Olivier de Benoist

Joue-la comme Olivier de Benoist

Bonsoir !

bonsoir … pfff …

L’autre jour !, notre directeur s’est joint à notre groupe de travail.

Il voulait que nous soyons plus innovants.
Il nous a dit que c’était pour mieux pénétrer le marché, y être au top et qu’on co-construisait l’avenir.

Nous devions avancer, mais il appréhendait sa propre progression à reculons.
Nous n’avons pas très bien compris dans quel sens il présentait sa démarche.
Il ne semblait pas très couvert pour débloquer ou récupérer des fonds.
L’ambiance devait pourtant être ludique, cela allait de soi, car il s’exclama que l’on devait s’amuser en y meuglant.

Il a répété que, dans notre secteur d’activité, plus nous sommes patients, moins nous avons de clients.
Nous devions sans relâche nous prendre fermement en main pour mieux toucher notre cœur de cibles.
Il nous distribua des guides pratiques à lire, voire à appliquer, ainsi que des plans détaillants des itinéraires idéaux à suivre, pour que nous n’ayons pas trop à battre le pavé durant nos déplacements commerciaux.

L’un d’entre nous, de joie, s’est immédiatement exprimé.
Il était prêt à mettre rapidement le paquet et à envoyer du lourd, sans même connaître le fond des sujets à traiter.
Il s’est dressé vent debout de manière trop précoce, si bien que les fruits de ses réflexions trop simplistes lui sont revenus à la figure.
Il redevint rapidement muet après que sa bouche eut abrité de si grosses énormités.

Notre directeur insistait sur nos dates d’engagements, afin de remplir au plus vite les agendas prévisionnels.
Il voulait pouvoir faire des passes de façon répétée sur ceux-ci, les affichant sur le tableau collectif en ligne, sans avoir à nous consulter un par un.
Les horaires des prises de rendez-vous devaient s’enchainer sans relâche, être précis, minutés pour garantir un haut rendement.

Il ventait les bienfaits de l’économie circulaire, insistant afin de nous voir présenter nos projets bout à bout, chacun tournant en passant du temps avec l’un, l’une ou l’autre.

Sans arrêt, il nous observait de loin.
Il n’hésitait pas à se servir de nos esquisses comme documents à présenter à ses fournisseurs, ces dernières étant enregistrées et archivées sur le serveur de partage.
Nous l’apprenions toujours par la suite, si bien que nous ne pouvions plus y faire nos ajustements, les erreurs et loupés éventuels apparaissant au grand jour.

Nous étions frustrés.
Nous ne pouvions pas pleinement bénéficier de la jouissance de l’application pratique de nos travaux.

Au final, son PC se fit pirater, faute d’avoir veillé à mettre à jour son anti-virus.
Il perdit tout, y compris sa crédibilité, malgré une tentative malencontreuse, et à l’arrache, de récupération des données.
Il contamina pour l’occasion une partie de l’entreprise.

Pour ne pas perdre la face, il justifia ses stratégies marketing et management en jurant que « Plus c’est gros, mieux ça passe ! ».
Il avoua, un peu tard, qu’il aurait mieux fait de prendre un Mac.

🙏 à Lien vers une page YouTube « On n’demande qu’à en rire » et particulièrement à Arnaud Tsamere et Olivier de Benoist pour leurs inspirations.

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