Les Entreprises Bisounours

Lorsque la précision
« chirurgicale »
des faits
met en évidence
une dynamique managériale
passive/agressive

Mention légale

Toute ressemblance avec des faits et des personnages existants ou ayant existé serait purement fortuite et ne pourrait être que le fruit d’une pure coïncidence.

Cet article se base sur une chronologie et un contenu de faits théorique

Il est une réflexion sur la chronologie des faits, leur précision et l’importance de cette dernière en cas de règlement d’un litige entre un salarié et son employeur.

 

Contexte

Les Bisounours, en France, ou les Calinours, au Canada français (en anglais : the Care Bears), sont initialement des peluches popularisées dans les années 1980.

Le concept a été retranscrit par la suite à la télévision sous forme de dessins animés.

De cet Univers enfantin fut tiré un certain nombre d’expressions, trahissant une niaiserie certaine, en rapport avec notre environnement social.

Souvent, des entreprises s’ingénient à renvoyer une image extérieure très éloignée de la réalité régnant en son sein et des faits constatés.

Nous pouvons les qualifier, selon l’usage, d’entreprises « Bisounours ».

 

Article

Certaines entreprises se targuent ouvertement d’appliquer des principes et concepts particulièrement avant-gardistes et bienveillants dans leur gestion managériale.

Sur les réseaux sociaux professionnels, les publications de responsables, Ressources Humaines ou non, vantant l’application interne de cette « politique », ne manquent pas.

Nous sommes cependant en droit d’émettre quelques réserves.

En tout cas, d’être plus attentif sur la réalité des faits, de douter.

Simple constat : un fait reste un fait.

Il se caractérise par des traces écrites, des preuves matérielles, suivant une chronologie logique.

Plus cette chronologie est précise, plus les faits sont avérés.

Cette précision des dates et horaires de l’ensemble renforce leur pertinence, en plus, évidemment, du contenu des traces associées.

En cas d’enquête préalable à toutes décisions de justice, la justification de ces précisions facilite grandement le travail du personnel mandaté et compétent.

Étudions, par l’exemple, le cas d’un employé responsable, lanceur d’alertes, au sein d’une de ces entreprises d’apparence idyllique.

29/03/2022

13h43m

L’employé fait part au responsable RH, via le canal d’échange interne, de son inquiétude concernant 2 de ses collègues en grande situation de détresse pour leur Santé Mentale.

La première a éclaté en sanglot en pleine réunion, face caméra, et s’est vue accorder plusieurs arrêts de travail successifs par le corps médical.

Le second en fera de même peu de temps après.

Il s’inquiète ouvertement et signale qu’il fait partie d’un collectif veillant au respect des droits des salariés en de telles circonstances.

Ce message, restant sans réponse, est pourtant vu par le responsable comme l’atteste l’œil en bas à droite du fil de conversations.

11/05/2022

08h35m03s

L’employé envoie au responsable RH un compte-rendu à froid, concernant un entretien ayant eu lieu le Lundi en présence de la collègue en difficulté, du directeur adjoint, d’un représentant du personnel et de lui même.

De façon courtoise, il renouvelle ses interrogations concernant l’ambiance au sein de l’entreprise et son rôle face à ce qu’il faut bien appeler une épidémie de burn-out.

Deux ont été constatés par ses soins auprès de collègues très proches en l’espace d’un an.

Il remercie malgré tout le responsable, et indique que la collègue soutenue dernièrement se sent mieux, tout comme lui d’ailleurs sur le moment.

22/06/2022

09h51m58s

L’employé lanceur d’alerte reçoit une convocation du responsable RH, en petite salle de réunion sur site, pour le 23/06/2022 à 9h00m, en présence du directeur, en copie du courriel, sans préciser le motif.

11h13m44s

Il accuse réception et demande plus de précisions sur l’ordre du jour de cette réunion.

13h41m24s

Le directeur répond, laconiquement, que l’objet du message du responsable RH est explicite, toujours sans préciser les points, même si il indique clairement que plusieurs d’entre eux seront évoqués.

14h24m32s

L’employé, en retour, renouvelle son interrogation et indique pour l’occasion, et avec précisions, tous les points importants qu’il souhaite, lui, évoquer en rapport avec son travail, concluant, toujours par écrit, de sa volonté de faire preuve d’ouverture d’esprit.

07/09/2022

00h06m

L’employé reçoit un message sur sa messagerie privée du responsable en charge des collègues pour lesquels il a pris ouvertement et publiquement la défense.

Il concerne une offre d’emploi sensée être en relation avec son activité professionnelle, ses compétences et son niveau d’étude.

06h30m

Alors qu’il se rend sur son lieu de travail, via la prise d’une série de transports en commun, l’employé s’inquiète, en réponse, de l’horaire inhabituel d’envoi de cette offre.

Il propose l’échange.

08h10m

La réponse reçue indique les motifs de l’envoi, avec aveux de ne pas être spécialiste du domaine.

08h15m

L’employé renouvelle son sentiment d’inquiétudes.

08h16m

Les nouveaux écrits reçus en réponse sont des propos rassurants, indiquant la possibilité de pouvoir se rendre sur site, aux bureaux, dans la matinée.

08h17m

L’employé prend note, et indique être victime d’un petit retard dans les transports, du à une forte affluence.

09/09/2022

08h02m25s

L’employé envoie un courriel au responsable RH relatant les faits s’étant produits sur la messagerie privée.

Après vérification, il s’avère que l’offre transmise ne correspondait ni à son poste ni à ses compétences professionnelles.

Plus grave encore, cette dernière est clairement dégradante en terme de responsabilités et, surtout, de rémunération.

Il indique que cette pratique a déjà été signalée par ailleurs par les collègues dont il a pris dernièrement, ouvertement et publiquement la défense.

12h31m12s

L’employé envoie un nouveau courriel au responsable RH, précisant son mécontentement, le contexte, le fait d’avoir respecté la voie hiérarchique habituelle, en indiquant un signalement oral à son propre responsable, et autorise la publication du contenu des échanges privés.

19h10m39s

Nouvel envoi de l’employé qui confirme la réunion en visioconférence ayant eu lieu l’après-midi, en présence de son responsable, du responsable incriminé, d’un représentant du personnel et, évidement, du responsable RH.

Dans l’entre-fait, l’employé ajoute, en précisions, qu’envoi passé portant sur une autre offre d’emploi du même type, le 14/07/2022 à 00h15m, accusée réception par l’employé le 18/07/2022 à 10h20m, le tout étant jugé dans la foulée « Parfait! » par le responsable à 10h24m.

06/09/2024

Un peu moins de 2 ans après les faits, dans une lettre de licenciement, des griefs sont rédigés ayant rapport avec l’épisode en question.

La date indiquée du signalement hiérarchique initial est le 28/09/2022 et ne correspond absolument pas aux traces écrites de l’époque, recueillies et conservées, à raison, par l’employé.

Un témoignage oral sur de supposés agissements ayant lieu le 17/04/2024 en la présence du responsable visé, y sont décrits.

Dans la lettre, le temps calculé entre ces événements, est de 2 ans.

07/11/2024

14h38m

Le responsable de l’époque, toujours dans un message privé, exprime ouvertement son agacement envers le considéré ex-employé, indiquant se sentir opprimé en permanence par ce dernier, lui reprochant son manque d’implication dans la défense des salariés de l’entreprise, mais surtout se vante d’avoir « le meilleur score de la boîte! ».

Que pouvons nous déduire de toute cette chronologie ?

Sans avoir besoin de connaître l’ensemble des détails et, en particulier, le déroulement et le contenu des différents points et autres réunions indiquées, nous pouvons affirmer que la sérénité n’est pas de mise dans cette entreprise.

L’importance accordée en interne à l’image va bien au delà des faits.

La mise en lecture de la liste de griefs reprochés et l’ancienneté des dates indiquées, suffit à faire bondir n’importe quel Avocat pénaliste consulté.

À la lecture de toutes les traces recueillies, la constitution d’un dossier à charge grossier ne fait, au final, aucun doute.

Les structures utilisant ce genre de stratagèmes honteux ne peuvent, en aucun cas, prétendre à la bienveillance et ne sont, finalement, que le reflet d’un ensemble de pratiques douteuses et fortement répréhensibles par la Loi.

La pratique du harcèlement moral institutionnel est démontrée.

Pour finir sur une note plus douce et sur le ton de l’Humour, en lien, la vidéo suivante, nous permet de prendre du recul, de la Hauteur: Lien vers une page YouTube Vous êtes polyamoureux

🙏 donc à « On n’demande qu’à en rire » et particulièrement à Arnaud Tsamere et Jérémy Ferrari.

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