Amies lectrices et amis lecteurs, si vous vous sentez concernĂ©s par cette situation, que ce soit dans ce cadre professionnel particulier ou ailleurs, surtout ne culpabilisez pas, cela arrive Ă tout le monde, quel quâen soit le domaine :
Lâinformatique ne dĂ©roge pas Ă la rĂšgle, les apparences y sont souvent plus que trompeuses.
Positivez !
à la fin de cet article, vous serez prévenus.
Voici donc, par lâexemple, un cas trĂšs concret facilement gĂ©nĂ©ralisable, car trop souvent rencontrĂ©.
Soit un utilisateur informatique sans aucune connaissance particuliĂšre en dehors de ce que peut raisonnablement prĂ©tendre la majoritĂ© des aficionados de ce type dâoutil.
Notons que décliner le raisonnement au féminin fonctionne également.
Il souhaite améliorer son portail web, en cherchant comme tout à chacun à obtenir le meilleur rapport qualité/prix.
Son budget nâest pas extensible.
Il sâest fixĂ© des limites, et espĂšre lĂ©gitimement un retour sur investissement dans son activitĂ© quotidienne.
Cette situation peut sâappliquer dans un cadre privĂ© commercial, artisanal, ou bĂ©nĂ©vole, mais aussi institutionnel via lâattribution de marchĂ©s.
Jusque lĂ , finalement, rien dâanormal Ă signaler.
Ătant un minimum sĂ©rieux, de bonne fois, il sonde les consultants visibles, disponibles, les classe selon leurs tarifs et prestations.
Bref, il réalise simplement une étude de marché.
AprĂšs rĂ©flexions, il finit par porter son choix sur un profil strict, Ă lâentĂȘte trĂšs lisse enrichie dâun portrait avenant tirĂ© Ă quatre Ă©pingles, mettant en avant toute une sĂ©rie de postes aux statuts prestigieux, une collection de certifications et diplĂŽmes impressionnante.
Il passe commande, signe le contrat.
La prestation est rĂ©alisĂ©e, et durant celle-ci, il pose lĂ©gitiment des questions auxquelles les rĂ©ponses fournies dâune voix forte, ferme et assurĂ©e lui procurent rĂ©confort.
Tout va bien.
Un autre jour, par hasard, lâutilisateur fait la rencontre dâun autre spĂ©cialiste du domaine.
Les Ă©changes sont dâabord amicaux et, inĂ©vitablement, le sujet de la prestation est abordĂ©.
Lâutilisateur la dĂ©crit Ă lâhomme en sweat Ă capuche, dâapparence juvĂ©nile, au langage imagĂ© et Ă la tonalitĂ© enjouĂ©e, Ă la limite de lâarchĂ©type du geek baba cool.
Mais tout devient étrangement désagréable pour lui.
Il se voit opposĂ© aux arguments de lâhomme en costard, repris pourtant mots pour mots, toute une sĂ©rie de boutades et dâexplications tellement enfantines, quâil en vient Ă ignorer progressivement son interlocuteur.
Inévitablement, il pense :
« Comment une personne vĂȘtue de maniĂšre si dĂ©contractĂ©e, peut-elle se permettre un tel comportement, alors quâil ne me facture mĂȘme pas ses conseils et quâil passe si peu de temps Ă mâĂ©couter ? »
Puis un jour, câest le drame !
Dans la tourmente, les malheurs se succĂ©dant en rafales, lâutilisateur constate avec effroi son impuissance.
Il se souvient cependant des remarques jugées sur le moment si désobligeantes.
Pris dans le tourbillon, il se résout à appeler le second spécialiste.
Ce dernier, sâavĂ©rant finalement peu rancunier, intervient rapidement, et, en un Ă©clair, rĂ©tablit convenablement la situation.
Lâutilisateur reste coi.
Tout ouĂŻ, Ă dĂ©faut dâavoir bu la tasse, ce sont les paroles de lâhomme providentiel qui le submergent.
La contrepartie consentie est totalement dérisoire en comparaison de ce qui a été déboursé auparavant.
Une quinzaine de jours plus tard, le vĂ©ritable expert, comme promis, revient sur les lieux, sâassure de lâacquisition des bonnes pratiques, et clĂŽture son intervention autour dâun petit moment convivial.
LĂ encore, rien dâexceptionnellement onĂ©reux est attendu, si ce nâest la promesse faite dâassurer spontanĂ©ment une campagne promotionnelle via le bouche-Ă -oreille.
Que peut-on conclure ?
En dehors du phĂ©nomĂšne bien connu en psychologie dĂ©crivant « lâHumour comme un mĂ©canisme de dĂ©fense naturel » avec dĂ©duction faite que les remarques dĂ©sobligeantes ont Ă©tĂ© effectivement la retranscription de mises en doute des compĂ©tences rĂ©elles, le biais des apparences est dĂ©montrĂ©.
Un style trop lisse, de belles paroles, des titres ronflants, et lâidĂ©e communĂ©ment acquise que ce qui est payĂ© vaut toujours plus que ce qui ne lâest pas, restent le mal de ce siĂšcle ⊠et du prĂ©cĂ©dent.
Un vĂ©ritable expert nâaura jamais besoin de tous ces artifices pour exister.
Il maĂźtrise assez son sujet pour pouvoir se permettre quelques fantaisies.
Il est assez rigoureux, travailleur et expérimenté pour développer sa philosophie épicurienne.
Il sâen contente largement pour pouvoir vivre librement.
Et profiter de petits moments de plaisir.
Deux grands penseurs ont repris en cĆur :
« Quand le monde entier te persécute, tu te dois de persécuter le monde ! »
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