« Séminaires d’entreprise » :
Coach vs Psychologue, à en perdre son Latin

À en perdre son Latin

En entreprise, la mode actuelle consiste à faire appel à des intervenants extérieurs afin d’y « faciliter » le développement personnel des employés.
Face aux rageantes épidémies de Burn-out, Bore-out, Brown-out, tout semble permis pour juguler les fléaux.

Cette pratique est pourtant bien étrange et non dénouée de risques, tant la distinction entre la vie professionnelle et la vie personnelle doit être préservée.

Cependant, ces méthodes peuvent être intéressantes dans la mesure où les intervenants sollicités justifient réellement leurs qualifications et expériences.

Interférer dans l’aspect psychologique des rapports humains n’est pas à la portée de n’importe qui.
La Santé Mentale est un domaine particulier nécessitant de nombreuses années d’études, de pratiques, et surtout un tout aussi long travail sur soi.

Les psychologues en général, du travail en particulier, sont de véritables professionnels de la Santé Mentale, diplômés, certifiés, reconnus et référencés (via notamment le RPPS).

La pratique de la Psychanalyse doit se faire en toute connaissance de cause pour l’avoir suivie soi-même avec succès.
Ceci permet d’acquérir la connaissance de ses propres limites, s’interdisant, de fait, d’aller au delà, en n’hésitant pas à passer le relai à des collègues lorsque celles-ci sont proches.
Elle démontre logiquement une bonne aptitude à travailler en équipe.

Toutes ces caractéristiques permettent de réaliser un travail d’écoute efficace, la fameuse écoute active, et être en mesure de distinguer les différents points de vue, sans jugement, avec comme objectif de relever les incohérences dans les discours trop souvent sources de troubles et de discordes, intérieures comme extérieures.
Savoir distinguer un trouble psychotique bref d’une névrose obsessionnelle n’est pas neutre, ne serait-ce que par la connaissance de leurs définitions et origines physiologiques.

Des connaissances de base solides en Biologie humaine et son environnement, mais aussi en comportement animal, l’Éthologie, sont obligatoirement autant d’avantages non négligeables.
Peu importe nos croyances, jusqu’à preuve scientifique formelle du contraire, l’Homme reste un animal

Sinon pourquoi faire appel à des méthodes s’y rattachant ?

Lorsqu’ils sont sollicités par une entreprise, les vrais professionnels savent gérer un groupe de parole dans le but de faciliter sa libération et le poids de la pression sociale environnementale liée.
Cette dernière est trop souvent à l’origine de discordes et malaises latents à identifier au sein d’une communauté.

Ils y mettent à jour les véritables problèmes et les retranscrivent dans des rapports neutres.

La mise en place de plans d’actions efficaces est donc permise, si, bien entendu, la volonté d’agir dans l’intérêt du plus grand nombre est tolérée.

Ce qui amène à la maîtrise des différents concepts d’Analyse transactionnelle, en particulier la méthodologie permettant d’identifier et contrer les « experts » en ingénierie sociale toxique, passés maître dans l’art de manipuler le triangle dramatique (ou triangle de Karpman).

Ils ont également à disposition des grilles d’analyse leurs permettant de structurer un minimum leurs travaux.

Parmi ces grilles, le Myers Briggs Type Indicator – MBTI est un indicateur connu et utile pour les thérapeutes professionnels.
De nombreux questionnaires se basant sur cette classification ont été élaborés au fil du temps.

Pour rappel, une grille ne définit en rien une personne.
Elle n’est qu’un outil purement statistique.
Comme tout outil de ce type, il se doit d’être affiné.
Nous ne sommes fort heureusement pas des numéros.
Notre parcours de vie est unique, même si nous pouvons avoir certains points communs, sources d’affinités ou rejets.
Il est définitivement impossible de plaire à tout le monde.
Prenons pour exemples deux profils rares, très souvent antagonistes :
Profil Avocat vs profil architecte

Comme tout outil « scientifique » à appliquer, l’expérimentation doit être rigoureuse en suivant certaines règles fondamentales, seuls gages de sérieux au moment de l’affichage du résultat final.

Un seul test isolé ne peut porter à conclusion.
Qui dit isolé, signifie aussi que le sujet à évaluer ne doit pas subir d’interférences environnementales pouvant biaiser les tests.
Ce qui amène également à prendre en compte le biais cognitif de l’expérimentateur.
Les tests doivent donc être complétés par une série d’entretiens individuels en présence d’au moins deux spécialistes.
Au minimum, un des observateurs se concentre sur la communication verbale, l’autre sur celle non verbale (cf. les micro-expressions).

Beaucoup de conditions sont à remplir, d’où l’intérêt de faire appel, encore et toujours, à de véritables professionnels.

CQFD

Actuellement la réglementation sur toutes ces pratiques en entreprise est plus que floue, avec pour conséquences des quiproquos, conflits et autres litiges à traiter par les différents tribunaux sollicités lors de dépôts de recours.

Cependant, durant ces séances de Team Building n’assumant pas leurs intentions, peuvent apparaitre de véritables « pépites », à l’occasion notamment de petits jeux anodins pouvant prêter à sourire, et relevant finalement du grand n’importe quoi.

Où lorsque, sous le ton de la boutade, il est demandé, tour à tour, à chaque participant de :

  • Décrire l’autre par des compliments,
  • Noter ces derniers sur un support bien visible par l’ensemble du groupe,
  • Prendre cette liste en photo,
  • La conserver précieusement,
  • La regarder au besoin pour se remonter le moral.

Le résultat peut très bien faire perdre son Latin.

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