La vie en entreprise, comme partout ailleurs, d’ailleurs, est sujet à quiproquos de toute sorte et de toutes origines.
Les outils informatiques mis à disposition des salariés peuvent malencontreusement être sources de problèmes, allant jusqu’à mettre dans l’embarras un bon nombre d’entre elles et d’entre eux.
Il est de notoriété que le système d’exploitation « conçu » par un certain Bill, très populaire pour son sens de la courtoisie alsacienne (« Alors ? Ça geht’s ! ») plus que pour sa consommation de tabac bourré dans un creuset, n’est pas la panacée en la matière.
Sa suite bureautique et ses outils de messagerie instantanée ou non, ne sont pas non plus ce qui se fait de mieux en la matière.
La faute à de nombreux bugs répétés, référencés et tardivement corrigés, ainsi qu’à ses procédures de mises à jour souvent ratées, ses failles béantes de sécurité fréquemment détectées et, surtout, ses fonctionnalités à l’exécution plus qu’approximative.
Parmi ses fonctions, que ce soit pour rédiger un mot à destination du monde entier ou simplement dans le cadre d’un groupe de discussion, l’option « justifier le texte » activée au moment de la rédaction (cf. capture d’écran dans l’illustration de cet article) aboutit, parfois, à un résultat final pouvant prêter à confusion.
En voici un exemple assez explicite, rédigé par un employé dans une file de discussion à l’origine réservée à un groupe de travail sensé être restreint.
Mais dont il s’avère que parmi les « membres » invités, l’un d’entre eux, « flashé » fort heureusement par le rédacteur via une capture d’écran soigneusement préservée, se rattachait le compte d’une grande salle de réunion basée sur un autre site de l’entreprise :
- 😎 Prénom du rédacteur : Bonjour à toutes et à tous,
Je vous mets en copier/coller ci-dessous un brouillon de la lettre que nous pourrions remettre à notre directeur afin de l’informer de notre mécontentement actuel concernant la forte dégradation de nos conditions de travail.
Pour avis et éventuelles modifications.
« Monsieur le directeur,
Voilà plusieurs années que vous avez pris l’habit-
ude de prendre vos employés pour des con-
citoyens de seconde zone, voire de vastes trou-
peaux de bovins, dépourvus de votre cul-
ture d’entreprise.
D’aucun ou d’aucune de vos subalternes vous sus-
pectent même de vouloir tirer des coups
de feu meurtriers sur les plus motivés d’entre nous.
Au vue de l’étendue de nos diverg-
ences, la récurrence de vos saillies anal-
phabétes ont atteint des pin-
acles.
Votre gouvernance périclite au ris-
que de nous faire sombrer dans une mer de
désolation.
Après chaque entretien RH fumant,
votre vocabulaire bafouille dans sa chat-
ouillante exaspération en cul-
tivant un goût certain pour les mauvaises langues.
Nous n’hésiterons pas à solliciter au sein
des représentants du personnel toute l’ai-
de nécessaire à la mise en place de sol-
utions adaptées et terre à terre,
afin d’améliorer les ben-
éfices que notre travail a. Or dure-
té inévitable des projets liés à la com-
plexité des sujets à traite-
r, vos injonctions sont con-
traires à tout sens éthique et mor-
al inscrit dans le code de déontologie de notre profess-
ion qui se doit te-
llement d’aller dans le sens du service aux pat-
ients. La réussite à peine naîtra, si on
va par là, que nous perdrons tout gain de nos con-
séquents investissements.
Ne voulant nous abaisser à vous suivre,
comme dirait Shakespeare:
So ! Do me a favour: Quit ! »
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