- Titre original : The Lost Company
- Titre français : Jurassic Rat : L’Entreprise perdue
- Réalisateur : David Againstgolitah 🇺🇲
- Producteur : Steven Jouealamontagne 🇩🇪
- Genre : Horreur, Frisson
- Classification : Interdit aux moins de 18 ans
- Synopsis
Dans un laboratoire de génie génétique pas très génial, des savants fous tentent de créer une nouvelle espèce de responsables d’entreprise.
Ils décidèrent d’innover.
Pour cela, ils cherchèrent à manipuler de l’ADN en se basant non pas sur des extraits de résine fossile sécrétée il y a des millions d’années par des plantes, ancêtres préhistoriques des conifères, tel Ginkgo biloba capable de résister à la bombe atomique, mais bel et bien sur des concrétions intestinales de cachalot.
Puisque certains et certaines dépensent des fortunes dans du parfum créé avec cette substance fécale, mélange de bile et d’aliments, la qualité du substrat ne pourra qu’être meilleure.
Après différents essais réalisés sur des rats mis en cage, ayant pour seule occupation journalière de tourner en rond dans une roue immobile, l’expérience finale est enfin tentée.
L’injection virale critique ayant été, avec certitude, parfaitement mise au point.
Deux cobayes sont désignés volontaires à l’insu de leur plein gré.
La mutation par transgénèse a lieu devant un parterre de coachs encore moins sportifs et charismatiques qu’une équipe de footballeurs obèses se nourrissant exclusivement de bières industrielles, et chantant le dernier tube à la mode du grand saltimbanque et poète, auteur de « Quand il flatule, il troue son caleçon ! », Sébastien Patoche.
Les transformations sont aussi spectaculaires qu’inattendues.
Avec effroi, les observateurs constatent que la fiction a dépassé la réalité.
En lieu et place d’une contamination par une mouche, comme dans le film éponyme de David Cronenberg sorti dans les années 80, du matériel génétique de muridés est venu s’insérer dans les gènes mutants.
Les deux participants se mirent brusquement à choper le melon.
Le premier était sujet à des crises de colère homériques en privé, car « C’est moi qui décide ! ».
Il jouait la culture, mais ne savait cultiver que les fautes d’orthographe et de grammaire dans ses écrits, tout comme les erreurs de syntaxe et autres expressions approximatives plus proches du jargon de bébés que du français courant.
Le second, tout aussi extrême dans ses réactions en petit comité, comparait sans arrêt son cerveau pourtant minuscule, en l’imaginant nettement plus gros que ceux des autres qu’ils nommaient communément « petites têtes ».
Y compris celui du premier, dont la présence n’était qu’apparat tant l’échantillon numéro deux avait le sentiment intime d’être le seul à faire tourner la boite.
Comble du malheur, il ne savait même pas compter au delà des dix doigts de ses mains, n’ayant même pas le réflexe d’ôter ses chaussettes pour s’appuyer sur ses orteils et atteindre le nombre, pourtant critique, 15.
Les financeurs étaient, pour ces messieurs, tous des fainéants.
Alors qu’eux s’arrangeaient pour charger leurs agendas d’événements fictifs afin que personne n’ose déranger leur grandeur.
Les autres instances ?
Tous des planqués au soleil !
Ils voyageaient grand luxe aux frais de la princesse, y compris en traversant l’océan.
Ils parlaient fort et sans interruption, dans un flot continu d’éléments creux de langage piochés ça et là, très probablement via ChatGPT.
Ils maraboutaient leurs écrans avec le secret espoir de voir les chiffres et les courbes des indicateurs grimper exponentiellement par la simple volonté de leur esprit.
Ils trinquaient plus que nécessaire, en arrosant au passage toutes celles et tous ceux qui leurs présentaient des babioles clinquantes et rutilantes, quoique dans les faits en toc, réalisées et montées de bric et de broc, et d’une brillance tournant rapidement à la pâleur.
Ils allaient conquérir le marché !
Narf !
Pour tenter de juguler leurs délires, les ressources humaines furent dirigées par une autre victime de ces folies expérimentales.
Avec comme variante cette fois qu’en guise d’animaux tests, furent employées des souris maintenues sous peroxyde.
Le drame ne fit qu’empirer lorsque l’on découvrit que des gènes de Struthio émue d’émeus avaient accidentellement atterris dans les éprouvettes.
Cette dépendance non désirée était trahie par la répétition périodique de la triple expression criée oralement « On ne me dit rien ! On ne me dit rien ! On ne me dit rien ! », suivie d’une disparition de tête dans la cuvette des toilettes la plus proche.
La confusion mentale de l’ensemble finit par atteindre son paroxysme dans un déchainement de cris aigus et de jacassements dignes d’une basse-court remplie de dindes et dindons s’agitant en tous sens après décapitations.
Tout ce beau monde en vint finalement à être enfermé à double tour dans l’asile prévu à cet effet.
Le tout se fit sous contrôle rigoureux et assidu de la Société Poursuivant les Aliénés, réquisitionnée et commanditée grâce à l’action déterminée des équipes compétentes de la coalition des grivetons tapageurs.
- Sortie Cinéma
Projection en avant première programmée prochainement au Théâtre des Trois Ânes.
- Références Wikipédia
Site conçu par