De la nécessité du respect de la Démocratie en Entreprise

Démocratie

Alors que la devise de notre république « Liberté, Égalité, Fraternité » est en danger, menacée par des discours haineux, anxiogènes et stigmatisants, le principe même de la Démocratie semble être remis en question.

Dès lors, pourquoi doit-on permettre à l’ensemble des employés de pouvoir s’exprimer librement au sein d’une entreprise ?

Pour beaucoup, l’entreprise est un monde à part, existant en dehors de toute gouvernance étatique, voire de toutes Lois.
Cette vision réductrice est trop souvent à l’origine des plus graves dérives tyranniques et de leurs lots de destructions humaines.

Dans les structures appliquant cette politique managériale, les instances représentatives du personnel y sont trop souvent devenues des organisations fantoches, à l’avis purement consultatif, maintenues artificiellement isolées de toutes influences liées aux partenaires sociaux indépendants, aux collectifs veillant au réel respect des droits des travailleurs, autrement dit des Syndicats.
Le fait qu’une instance représentative puisse avoir un poids dans les décisions d’une entreprise y est passé sous silence.

Les organisations indépendantes sont finalement les seules garantes de cet esprit démocratique.
En ce sens, ses adhérents bénéficient de droits particuliers inscrits dans les textes de Loi.
Elles ont droit à des aménagements spécifiques, horaires et matériels, pour tout ce qui concerne la centralisation des doléances des employés, la diffusion de consignes et autres moyens de communications internes.
Tout engagement pour la cause constitue une liberté individuelle fondamentale.
Toute entrave à celle-ci est sanctionnée.

Par définition, leur organisation interne est démocratique.
Toute prise de décision s’y fait via l’utilisation d’une simple urne et de petits morceaux de papiers.
Principe efficace, rustique certes, mais tellement éprouvé et peu coûteux.
Les choix y sont libres et réfléchis, les débats contradictoires tolérés et encouragés, les temps de paroles égaux respectés.
Aucune décision n’est prise tant qu’elle n’est pas écrite, actée et signée.

Dans ces conditions, une instance de représentation responsable permet aux employés de donner sereinement leurs avis, de s’exprimer librement sur les sujets sensibles de leur quotidien, d’oser dire « non » sans crainte de représailles.
Bref, d’avoir leur chance de s’impliquer, de se motiver, de se sentir valoriser et de contribuer simplement à leur épanouissement personnel concernés par la vie de ce qui reste leur outil de travail.

Et puis, accorder le droit de paroles à toutes et tous n’est pas antinomique avec une organisation hiérarchique.
Le respect de ses supérieures et supérieurs ne correspond finalement qu’au respect des responsabilités.

Que de bénéfices, et pourtant.

Quand un ressenti d’impuissance dans les activités quotidiennes est maintenu par la force, il en vient mécaniquement à se généraliser dans la manifestation d’une insatisfaction ou d’une indifférence au moment des élections locales ou nationales propres aux pays démocratiques.

Voter est un devoir plus qu’un droit.
Il s’agit là d’un état d’esprit à entretenir et non à apprendre.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

SOSi Site conçu par Patrick Millan