Le nombre de décès dus aux fortes chaleurs n’a jamais été aussi élevé.
Les dégâts provoqués par les intempéries caractérisées par des orages de plus en plus violents et de plus en plus fréquents n’ont jamais été aussi importants.
À part ça, nous avons eu les Jeux olympiques.
Nous sommes finalement très cohérents avec l’esprit de l’Olympisme et les paroles du baron Pierre de Coubertin, car en ce qui concerne le dérèglement climatique :
« L’important, c’est de participer »
Les Jeux olympiques flattent nos égos en faisant l’apologie du sur-homme ou de la sur-femme.
Individuellement, nombreux et nombreuses ses sont celles et ceux qui se sentent alors persuadé(e)s de pouvoir surmonter les épreuves à venir que représentent les menaces dues au changement climatique.
C’est après avoir suivi ce raisonnement que les premières victimes de la démesure humaine sont actuellement en train d’apparaître au grand jour.
Ne devrions nous pas concentrer toutes nos énergies et ressources pour des causes plus utiles, nettement moins futiles ?
Aurez-vous toujours la même fierté, la même envie de vous venter d’y avoir assisté dans quelques jours (pour les victimes des intempéries actuelles), mois (lorsque les denrées importantes commenceront à se faire rares ou devenir hors de prix) et années (quand vous n’aurez d’autres choix que de revenir à des besognes plus éreintantes dans des conditions climatiques de plus en plus pénibles) ?
La célèbre fable de Jean de La Fontaine n’a jamais été autant d’actualité.
👉🏽 Version remise au goût du jour
Le badaud ayant regardé
les Jeux Olympiques tout l’été,
se trouva fort dépourvu
quand la crise fut venue :
Plus un seul argent pour se nourrir et se chauffer
une fois les canicules passées.
Il alla crier grâce chez le travailleur son ami,
le priant de lui accorder crédit,
délais de payement, pitance et lit
pour subsister jusqu’à l’accalmie.
« Je vous rembourserai, vous guiderai, lui dit-il,
je sais regarder, parler et encourager,
dans les stades ou devant la télé. »
Le travailleur n’est pas préteur,
c’est là son moindre défaut,
car en ce qui concerne le labeur,
point de mots ne vaut.
« Que faisiez-vous durant l’été ?
Où avez vous dépensés tous vos deniers ? »
Dit-il à l’emprunteur.
– Nuit et jour, en oisif,
je m’égosillais devant les sportifs.
– Vous vous égosillés, j’en reste pensif.
Eh bien ! Débrouillez vous mort ou vif. »
🙏🏽 Les Simpson