Le Saigneur des idiots

Par Taken G.C. descendant pas tout à fait direct de J.R.R. Tolkien

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Au Centre de la Grande Terre, s’étendait un petit territoire verdoyant plus connu sous le nom de Terre du Milieu.

Parmi les habitants de petite taille, on pouvait y croiser un paisible artisan atypique appartenant à la tribut des Hautsbits.

Tout le monde, autour de lui, l’appelait Bienbon.

Il gambadait joyeusement dans les champs cultivables, labourant un terrain fertile par ci, réparant les objets défectueux indispensables à l’exécution des travaux agricoles par là.
Il s’ingéniait en toutes circonstances à trouver des solutions élégantes à la résolution de problèmes.

En dehors de ses régulières balades, il avait pour principal travail de remettre à niveau des outils s’apparentant à des horreurs, reliques de l’ancien monde, maintenues en fonction malgré toutes logiques, et contre tout bon sens.

L’inutile n’était pourtant pas futile pour les responsables de ces taches.
Les tâches rémunérées au lance pierre suivant des carnets de commandes à la description aléatoire ou à géométrie variable, et le bon vouloir d’un commanditaire jusqu’alors inconnu, assurait la pitance quotidienne de Bienbon.

Bienbon n’avait que faire de tous les tourments bourdonnant à ses oreilles.

Comme à son habitude, il travaillait assidûment et consciencieusement, suivant les conseils dispensés par d’excellents professeurs, maîtres forgerons et autres compagnons du devoir.

L’enseignement des plus sages est toujours le meilleur.
S’en inspirer ne peut qu’être profitable à long terme.

C’est pourquoi, à son tour, à la demande ou pour permettre aux élevés les plus motivés auxquels il était régulièrement confronté, il n’hésitait pas à partager, et faire partager, son savoir-faire suivant la bien séance de son savoir-être, reconnu et loué aux alentours de son atelier.

La productivité de l’ensemble était donc assurée dans l’intérêt général.
Pour le bien du collectif, il rédigeait sans relâche des rapports précis, des comptes-rendus datés et contextualisés, des croquis détaillés et schémas validés, qui étaient tous autant de notices de montages dans le but d’ériger des édifices solides intermédiaires ou finaux, que des recommandations réglementaires officielles à suivre au pied de la lettre.
Bienbon, même genou en terre, opéra avec habileté.

Mais un jour, l’œil fit sentir fortement sa présence.
Du haut de sa Tour de Baraque-Nulle dans le Mentor, il observait sans relâche, un par un, l’ensemble de ses sujets.
Il s’était entouré de Nazesgros savamment sélectionnés à qui il avait confié les sceaux de pouvoir.
Il s’assurait ainsi la parafe unanime de sots, sans contradictions possibles de tous ses décrets rédigés unilatéralement.

Incommodé par l’humeur cool et quotidiennement enjouée de Bienbon, le fait qu’il n’était pas né de la dernière pluie et que son apparence faussement nonchalante n’empêchait pas la pertinence de son esprit critique, il orchestra à son encontre la charge barbare de ses armées d’Orques / Gobelins et autres Trolls des cavernes.

Ne pouvant tenir longtemps seul face à l’assaut, et bien que soutenu par tous les habitants de petite taille du Centre de la Grande Terre, il n’eut pas d’autres choix que d’effectuer un repli stratégique dans sa petite demeure en lisière de Comté.

Ayant pu reprendre son souffle, panser ses graves blessures, il suivit l’ultime conseil de son entourage et rendit tour à tour visite à différents membres de l’ordre des Magiciens.
Toutes et tous lui conseillèrent de s’associer à Grandtaf Le Blanc, afin de contrer les intentions maléfiques de l’œil.
Il conserva précieusement toutes les cartes de visites décrivant aptitudes et autres pouvoirs magiques, et s’en retourna frapper à la porte de Grandtaf.

Ce dernier lut le récit gribouillé à la va-vite par l’œil et ses marionnettes-sbires dans l’intention de lui jeter mauvais sorts.
Il écoutât attentivement les arguments de Bienbon, et vérifia les éléments matériels emportés et autres preuves patiemment accumulées au fil du temps.
Le dossier était particulièrement bien fourni, aussi bien en respectant un format parchemin qu’après lecture d’incantations numériques ayant pour conséquence l’affichage en deux dimensions d’innombrables runes et autres divins hiéroglyphes.

Absolument tous les éléments de base indispensables aux concoctions de potions de vérité efficaces étaient présents.
Y compris les fruits murs cultivés durant tant d’années de dure labeur par Bienbon.

Grandtaf ne pouvait qu’approuver la démarche de Bienbon.
Suivant les lois propres à l’ordre, il s’assura de la solvabilité de Bienbon.
Plus important encore, il se renseigna de la signature par ce dernier d’un contrat de partenariat elfique.

Hourra ! Cette hypothèse bénéfique était heureusement confirmée !

Conjointement, ils entrèrent en contact avec l’une de ces êtres féériques, Dame Galantielle.
L’accueil pour Bienbon fut tout aussi enthousiaste que lors de la rencontre initiale avec Grandtaf.

Tour à tour, le transfert des éléments les plus pertinents à la confection d’une robuste armure de Mithril, permit, en un coup de baguette, à la fois la signature d’un arrangement très avantageux entre Grandtaf et Bienbon, et l’utilisation bienveillante de la couverture protectrice de Galantielle.

Ainsi Bienbon pu sereinement poursuivre son voyage sur les chemins et sentiers de la Terre du Milieu.

Durant cette quête épique, il fit la rencontre d’innombrables et intrépides aventurières et aventuriers.
Tout comme lui, ses compagnons de route combattaient des yeux démoniaques.
À la différence près que l’œil affronté par Bienbon était celui du Saigneur Sairien.

L’épopée médiévale fantastique pouvait paraître interminable, tant Sairien rageait d’ignorance envers les conditions de vie réelles de Bienbon.

Du haut des sommets des montagnes rarement brumeuses, ou depuis les mines Mortesderire, Bienbon pouvait observer de loin, et ponctuellement, des rivières de lave en fusion s’échapper du Mont Pathétique.
Ces torrents brûlants engloutissaient progressivement les plaines désertes du Mentor, ensevelissant et noyant sous des tonnerres de cris, tous les disciples ayant vénéré ce saigneur des ténèbres.

Ils auraient mieux fait de fuir, ces pauvres fous.

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🙏🏽 Enya – May It Be

Coming soon !

Mieux qu’un teaser de la série des Avengers !

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Pouvant se déclencher automatiquement à tout moment,
le dénouement que tout le monde attend …

Parce qu’« Il ne peut en rester qu’un » !

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🙏🏽 Queen – Who wants to live forever

This

This
« De l’accusation à la réalité, plus d’une clairière sépare ces deux forêts »

La série policière événement de l’été

👉🏽 Description

  • Acteurs : Madame A, Monsieur C, Iznogoud, X
  • Réalisateur : Patrick Millan
  • Saison : 1
  • Nombre d’épisodes : 5
  • Temps de lecture : 3 min
  • Année : 2024
  • Nationalité : France
  • Genres : Policier, Thriller, Fiction, Horreur

👉🏽 Liste des épisodes

Synopsis

Dans les entreprises toxiques, monter les employés ou employées volontaires et impliqués dans leur travail les uns, ou unes, contre les autres, est monnaie courante.

Cette série illustre, via des exemples de griefs recueillis, l’imagination débordante dont peuvent faire preuve des Ressources Humaines peu scrupuleuses.

Mesurons l’écart entre l’accusation et la réalité des faits.

Témoignage.

🙏🏽 Karim Duval

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Welcome to the Groland !

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En direct des studios Canal Numérique International Lointain, voici Jules Édouard Moustic pour du 20, du H, et du 20, c’est le 20H20.

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  • Bonjour.
    L’actualité régionale, c’est vous qui la vivez, c’est nous qui en vivons.
    L’actualité ça est la canicule et ce drame au service des Urgences de l’Hôpital Didier Rajout de Foutoidmoi Le Gros.
    Tout de suite j’appelle sur place Franki Ki.
     

  •  
    • Bonsoir Franki !
       
    • Oui !
      Bonsoir Jules Édouard !
      Comme vous le voyez, je suis ici devant le service des Urgences de l’Hôpital Didier Rajout de Foutoidmoi Le Gros.
      Et je vais interviewer le Directeur de l’Hôpital ici présent, Monsieur Jean Sairien.
       
      Monsieur Jean Sairien, bonjour.
      Plus de 72 heures après le possible drame, pouvez-vous nous en dire plus sur les événements survenus dernièrement dans votre Hôpital ?

       
    • Ben, ça c’est passé l’autre jour, au moment de l’ouverture des Urgences, la première infirmière est arrivée, suivi de très près par le médecin de garde.
      Ils sont passés comme d’habitude par la porte de service, et au moment d’ouvrir le volet de la porte d’entrée des Urgences, ils auraient vu des gens allongés devant.
      Apparemment ils étaient morts.

       
    • Mais dites moi, à quelle heure a lieu d’habitude la prise de fonction ?
      Et comment ce fait-il qu’il n’y avait personne aux Urgences ?
      Ce sont les Urgences quand même ?

       
    • Ouais, mais comme on est en sous-effectif à cause d’la chaleur, et que la clim dans les bureaux ne marche pas la nuit, on commence à 9h, 8h pour les plus motivés.
      Là on a eu d’la chance, l’infirmière et le médecin étaient motivés.

       
    • La clim dans les bureaux ?
       
    • Ben faut bien ça !
      Eh ! C’est quand même nous qui y restons le plus longtemps dans les locaux.
      On va quand même pas équiper les chambres des patients, non ?

       
    • Et donc là ça faisait combien de temps qu’ils étaient apparemment morts ?
       
    • Oh ! À vue de nez … 2-3 heures, en comptant le nombre de moucherons qui se sont envolés.
       
    • Mais vous n’avez pas une idée plus précise.
      Et c’est long quand même pour une attente ?
      La veille, le recensement des appels du 18, joint par des gens se plaignant de forte déshydratation et indiquant habités à Foutoidmoi Le Gros, est formel, il y aurait entre 5 et 6 victimes potentielles.

       
    • Je conteste fortement ce chiffre !
      Il est exagéré par ces gauchistes de journaleux d’la capitale dans le but de décrédibiliser la qualité d’nos services de soins.
      Et puis, 5 à 6 ?
      Mais comment vous comptez les mioches ?
      Au moins pour une moitié, alors ?

       
    • Mais calmez-vous Monsieur Sairien.
      C’est juste un constat.
      Les appels identifiés de la veille de l’accident démontrent une concentration soudaine vers la hot-line de vos services d’Urgences.
      Et que pensez vous de cette rumeur selon laquelle le médecin de garde aurait été flashé au même moment en état d’ébriété, roulant à contre-sens sur l’autoroute, au volant de l’ambulance de service ?

       
    • C’est faux !
      Nous n’avons pas d’ambulance de service !
      Regardez, le v’là not’véhicule de fonction !

       
    • Mais c’est un corbillard !
       
    • Non, c’est une limousine new-âge !
       
    • Ah. Et pourquoi autant de fumée noire sort de son pot d’échappement ?
       
    • Eh ! Vous commencez à m’les gonfler le journaleux !
      On n’est pas au Vatican ici !
      Elle est pas blanche, que j’sache !
      Alors où il est le problème ?
      Et puis faut alimenter les batteries qui sont reliées à la clim, non ?
      Moi, j’vous jure, c’est garanti qu’ici, y a tout qui marche !

       
    • Mmmm … Euh … Merci Monsieur Sairien.
       
      C’était Franki Ki en direct de l’Hôpital Didier Rajout de Foutoidmoi Le Gros, à vous Jules Édouard.

       
  • Mmmm … Merci Franki, c’est bon.
    Merci Franki, c’est bon bon bon.
     
    Et Banzaaaaaaïïïï !
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    🙏🏽 Groland

    🙏🏽 Franky Vincent – Fruit de la passion

    🙏🏽 Didier Rajout

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    🙏🏽 Didier Rajout

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    🙏🏽 Didier Rajout

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    – Homer ! T’as vu pour … ?

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    • Homer ! T’as vu pour … ?
       
    • Oui Marge ! Mais tu sais, ça dois absolument rester à la marge, Marge.
       
    • Pourquoi Homer chéri ?
       
    • Parce que c’est contre-productif. Et si on en parle de trop, Monsieur Burns va faire fermer la centrale nucléaire. Et tu sais ce dont est capable Charles Montgomery Burns quand il est fortement contrarié ?
       
    • Il ose tout, et c’est à ça qu’on le reconnait.
       
    • Oui mon amour de toujours ! Et voir Smithers nous annoncer la nouvelle … Brrr ! Rien que d’y penser, ça fait froid dans le dos.
       
    • Mais Homer ! Et l’Éthique dans tout ça ? Et le Code de déontologie du Docteur Hibbert ? Et si ça en vient à arriver à d’autres ?
       
    • On s’en fout de la Morale ! Marge ! Le Maire Quimby fera tout pour étouffer l’affaire. Il ira même jusqu’à envoyer le commissaire Wiggum. C’est déjà arrivé pour un cas similaire, il y a environ 1 an, et tout a été cuit à l’étouffée.
       
    • C’est vrai Homer ! Garder moral ! Sinon on ne pourrait plus subvenir aux besoins de Lisa et Bart, et la petite Maggie ne pourrait plus téter le biberon approvisionné quotidiennement par les vaches à lait, comme par magie.
       
    • T’Euh !!! Allez ! Pour avaler la pilule, on va tous faire un tour chez Krusty Burger, et se divertir avec Krusty le Clown. Ils ont sorti une toute nouvelle sauce aux agrumes dernièrement. Ils en font la publicité régulièrement. C’est rigolo, à chaque fois qu’ils parlent d’assaisonnement, tout devient orange fluo. Ça c’est de la nourriture de Qualité avec une sécurité alimentaire assurée !
       
    • Oui, et après on passera à l’église voir le Révérend Lovejoy. Il nous expliquera que tout ça est du à ce fou de psychiatre de Marvin Monroe, comme lors de ses précédents prêches dominicaux.
       
    • Monroe … Il ferait mieux de s’inspirer de Barney au bar. Être un Républicain du coin ! Les conversations de bistrot, c’est le top des pros pour s’informer. Et qu’est-ce qui lui prend de perdre tout son temps à faire preuve d’inventivité en voulant défendre sur le Net tous les Apu de Springfield ? C’est connu, ils ne font que manger les chiens et les chats.
       

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    • Oh oui Homer ! Quand on pense à toutes ces vidéos, tous ces articles qui circulent sur le réseau, et ces publications et republications qui ont soudainement disparu après quelques réactions ! Faut tout oublier, ne rien sauvegarder, ne plus voir ou avoir vu.
       
    • Oui Marge ! Et puis, je suis sûr que c’est lui qui est à l’origine de la fuite de produits radio-actifs dans la Nature ! Militant écolo ! N’importe quoi ! Il est aussi cinglé que le Professeur Frinck ! Aussi bien à l’Ouest qu’à l’Est.
       

    🙏🏽 Les Simpson

    🙏🏽 Mylène Farmer – C’est dans l’air

    Blagues à Coco

    • C’est Toto qui part en voyage de classe en Russie.

      Sur les bords de la Caspienne, sa maîtresse fait la visite d’anciens abris soviétiques du temps de la Guerre froide.

      Lors de chaque pause, Toto décide de manger les fruits qu’il avait emporté pour ses casse-croûtes.

      Il les dévore goulument et recrache un par un les noyaux en direction des vieux bâtiments, tout en s’exclamant :

      « Pour les abris cocos ! »
      « Pour les abris cocos ! »

      Quelques années plus tard, toute une forêt de Cocotiers avait poussé là où Toto était passé.

      Parce que c’étaient des abris côtiers.

    • C’est Toto qui, une fois devenu grand, devint responsable d’entreprise.

      Il doit gérer 17 employés répartis sur 3 sites et différents services.

      Par chance, il finit par bénéficier d’un gros apport de financement.

      Ne sachant que faire de cette soudaine manne financière, il élabore un moyen de répartir ses toutes fraiches ressources selon son ressenti personnel.

      Il décide de n’absolument pas tenir compte du nombre d’employés, mais uniquement de la localisation géographique des sites.

      • Il réserve 1/2 de cette somme pour son propre lieu de rattachement.
      • 1/3 pour celui correspondant à sa plus proche et fidèle collaboratrice.
      • Et seulement 1/9 pour le dernier, car il juge arbitrairement que celui-ci est déjà plus qu’avantagé.

         

      Simplement, après avoir manipulé les chiffres dans tous les sens, il n’arrive pas à obtenir de comptes ronds.

      Comment pouvait-il répartir tout cet argent ?

      Après de longues heures de réflexion, il décide, la mort dans l’âme, de consulter les membres du comité de représentation du personnel, tout en insistant lourdement pour que l’esprit de son idée initiale soit conservé.

      Après de longues et rudes négociations, principalement unilatérales, ces derniers en vinrent à lui conseiller d’embaucher une nouvelle assistante de site, ce qui incrémenterait mécaniquement le nombre d’employé d’1, et porterait l’effectif global à 18.

      • Au 1er, il pouvait alors verser 1/2 des montants reçus, ce qui correspondrait à 9 employés,
      • Au 2ème, 1/3 soit 6 employés,
      • Et au 3ème, 1/9 soit 2 employés.

         

      D’où 9 + 6 + 2 = 17

      Il pouvait ainsi conserver l’assistance nouvellement embauchée, la rattacher au troisième site qui en était devenu malheureusement dépourvu depuis quelques temps, et qui en manquait cruellement, obligeant ses employés à réaliser des travaux supplémentaires ou à délocaliser temporairement d’autres assistances.

      Toto refusa tout de go !

      Il reprit cependant à son compte les modalités de répartition proposées, et conserva l’excédent dans son unique intérêt.

      Il était trop fier, pensait-il, d’avoir pu décrocher les Cocotiers.

    🙏🏽 Toto – Hold The Line

    Un Corruptible

    Dans les années Vin de ce siècle, Eliot Naze, vieux Responsable de la Sécurité des Systèmes d’Information d’une entreprise perdue au fin fond de la cambrousse, cynique et opportuniste, arrive enfin à gravir les échelons et à atteindre un poste prestigieux.
    Il n’a jamais véritablement fait ses preuves au cours de ses précédentes tâches, taches écrites étant liées à ses anciens postes.
    Peu importe, il se donne pour ordre de pourrir tout un réseau d’organisations philanthropiques aux ramifications pourtant bien visibles.

    Son principal adversaire est un discret employé connu sous le sobriquet d’El Coolto.

    Ce dernier, durant ses journées à attendre sagement d’être sollicité dans les domaines de compétence pour lesquels il a été recruté, n’y perd malgré tout pas son temps.

    Il s’implique personnellement au sein de collectifs, œuvrant dans l’intérêt général.
    Il devient ainsi particulièrement référencé, aussi bien au niveau local que parmi les membres agissant pour le compte d’instances fédérales.

    Évidemment, il refuse de se mêler à toutes contrebandes de données sur fichiers .docx, que ce soit via des disques durs externes ou des clés USB échangés de mains à mains sans aucune garantie d’anonymisation ni accord de consentement mutuel, encore moins face à une armée de juristes s’affichant en silence lors de réunions en visioconférence.

    Le lobbying passif/agressif n’a pas de prise sur lui.
    Il connait la Loi, l’implication nécessaire de la CNIL dans la construction d’un dossier convenablement élaboré, ou l’importance d’un formulaire de la CERT-FR et le rôle de l’ANSII en cas d’alerte Cybersécurité.

    D’où lui viennent toutes ces compétences au premier abord non visibles ?

    Elles sont simplement la somme de tous ses précédents travaux réalisés notamment en relations étroites avec différents ministères impactés dans la Santé Mentale.
    Lorsque l’on doit rendre des comptes à un juge des libertés et de la détention, il est inutile de préciser que l’emploi de l’Humour ne peut se faire qu’avec une certaine finesse d’esprit.
    Qui plus est si le cadre de cet audit a lieu sous contrôle de vrais détecteurs de mensonges humains.

    Bref, c’est un dur à cuire de la pire espèce.

    Naze n’en a cependant que faire.
    Il s’imprègne de sa mission divine, et, lâchement, part à l’assaut d’El Coolto.

    À son actif, il peut justifier de pratiques de séances d’entrainement intensives dans les méandres des parcours du combattant d’un Laser Game.

    Sa technique d’approche principale est sournoisement connue.
    Recruter à son compte des assassins sans foi ni loi.
    Les positionner stratégiquement dans son camp.
    Puis leurs filer en douce de grosses liasses de billets verts, et leurs conseiller d’aller monnayer au plus offrant leurs talents parmi les adversaires désabusés.
    Le tout, évidemment, en leurs brandissant sous le nez le pactole initialement versé.

    L’argent n’a pas d’odeur quand les narines sont artificiellement et progressivement bouchées.

    La rixe finale se termina en carnage dans la gare de tri centrale, pièce maîtresse mais néanmoins sensible de son trafic d’informations maintenues non conformes et volontairement en dehors de tous standards réglementaires.

    Naze y reçut une balle fatale entre plusieurs yeux.

    Parce qu’on ne s’en prend pas impunément, et de cette manière, aux femmes et aux enfants.

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    Quand le rat prend sa tatouille

    Dans les studios nouvellement Disney, après de longues séances de pensées, murit l’idée de créer un rat animé.
    Ainsi naquit Rémy, un Amour de Muridé.

    Il devint rapidement la mascotte, issue de nos écrans, à évoquer au moment du choix des suggestions à commander dans tous restaurants branchés.

    « Surprenez moi ! » peut-on lancer à la serveuse dorénavant.

    Bien évidemment, la condition nécessaire est que les locaux plaisent, et, principalement, que les mets soient délicats, succulents et bien pensés.

    Concentrer de telles qualités qui, à elles trois, représentent déjà l’excellence, s’enrichit obligatoirement de découvertes ou propositions d’animations sans arrêt toutes aussi bien renouvelées.

    Encore plus si, en supplément, le sourire affiché en toutes circonstances par la gente dame tenant le carnet, y est enjoué.
    Et plus encore que sa frimousse rigotte évoque une adorable petite souri, pleine de vie et d’envie, maintenant une ambiance bienveillante, avec une intelligence venant des cœurs plus que de bons mots ou autres lyriques envolées.

    De quoi finalement vouloir adopter tous les souriceaux que l’on pouvait y croiser.

    Idyllique portrait que tout ceci qui, malheureusement, semble tellement rare, lorsque, par ailleurs, de prétendus rats des champs ne s’avèrent n’être finalement, que d’encombrants rats des villes trompant et abusant.

    La fontaine des sanglots avait beau être identifiée, rien ne pouvait pardonner toutes leurs actions sournoisement menées, et qui par le péril ont autant d’âmes sacrifié.

    Ils étaient là à manipuler leurs marionnettes artificiellement écervelées, se voulant former des chefs talentueux prétendument en cuisine, mais qui, dans la réalité, ne brassaient aucun ingrédient, se contentant de passer les plats d’aliments, agencés sur des assiettes en carton froissé, achetés au prix fort sans jamais en véritablement vérifier une conformité vilement marketée.

    Cette vision n’est pas tirée par les cheveux, car point de bouillabaisse comestible ne put sortir de leurs fourneaux, et qu’à défaut de ratatouille rappelant des plaisirs d’enfance, c’est une sauce au vinaigre qu’avalait l’assistance qui, aux banquets, était expressément gratuitement conviée.

    De soupe de limace en grimaces, régler la note fut particulièrement salée, car après une telle volée de coups bas avec souplesse esquivés, les malandrins à l’origine de tous ces dégoûts, prirent la grosse raclée qu’ils avaient tant mérité.

    • Références

    Mad Min

    Dans l’entreprise pré-apocalyptique, rode un officier qui n’en fout pas la rame.

    « Mad » Minos Racketki, dit Mad Min.

    Il prend son trip on the road lorsque, en début de réunion, il se connecte à la visioconférence où se trouve un employé ayant toute son attention, le tout en tenant d’une seule main le volant de son véhicule de fonction.

    Pas besoin de le consulter sur sa mobilité géographique au sein de la boite, il est là depuis toujours et ne compte pas en bouger de si tôt.

    « C’est Moi qui déloge ! »

    Il a tout fait, a tout connu dans ces déserts que sont devenus ses journées de travail.
    Trop d’avantages en contrepartie du moindre effort.
    Avec l’illusion d’une autoroute aux heures de pointes, il bloque toutes entrées de son agenda en partage.

    Il fait apparaitre des mirages sur l’allée bitumée de ses promesses.
    Wile E. Coyote dit « Oui! Oui! » plus vite que Road Runner lâche « Bip! Bip! ».

    Il se moque des pénuries d’essence, puisque, rien que pour lui, l’or noire coulera à flot.
    Logique, puisqu’il affirme que lui seul sait comment marche la pompe à pétrole.

    Aucune prise de risque !

    Sur le par-brise de son bureau, s’affichent de gros diplômes obtenus lors de passages d’une multitude d’examens à dos d’ânes.
    Il en a cependant oublié l’essentiel dispensé durant les courts, faute d’avoir été dispensé de les appliquer avec Qualité.

    Pour lui, si la paperasse ne fait pas l’homme, c’est uniquement au moment de parcourir un livre dans le but de s’en inspirer.
    Il brule volontiers, dans des barils, tous les ouvrages et autres contenus d’une bibliothèque, mobilier compris.
    Pas de scrupule à avoir, dès lors qu’allumer un incendie peut lui rapporter, et que les flammes du bucher le font briller.

    De tout façon, il est tellement bordélique, surnommé en tornades silencieuses « Le Roi de l’embrouille », qu’il a toujours été incapable d’appliquer la moindre méthode claire, précise et efficace pour s’y retrouver convenablement dans ses sales notes.

    L’école de la vie, pour lui, consiste a entretenir la criminalité par la violence sournoise, sans véritablement mettre en valeur autrui.

    Comme compagne, à ses cotés, trône Flambiosa.

    Plus qu’une assistance à qui l’on confierait avec dédain les taches jugées arbitrairement ingrates, bien que pourtant plus que vitales au bon déroulement de la vie quotidienne, elle est une bras droite faussement fidèle, dévouée, mais pas trop, surtout quand il fait trop chaud.

    Elle l’a pourtant littéralement dans la peau, et s’accroche à sa branche, comme on accroche une caravane à un semi-remorque.

    Elle le seconde pour envoyer tous les larbins essuyer les insectes s’écrasant sur la plaque minéralogique de l’omnibus en mouvement.
    Peu importe si l’un d’entre eux en vient à passer sous les roues du 54 tonnes.

    Elle n’est même pas bonne secrétaire, et loupe au minimum une prise de notes sur deux.
    Elle n’excelle en rien, laisse de nombreux courriels sans réponse, et du coup, ne suit véritablement aucun dossier.
    Quand, à un moment critique, elle finit par activer la webcam de son ordinateur portable, ce n’est même pas la caméra positionnée sur son écran qui retransmet son image à moitié plongée dans l’ombre.

    Elle affiche le sourire commercial du Renard de Sechura apeuré par les phares de son gros véhicule.
    De toute manière, dans le marketing, il n’y a que les apparences qui comptent.
    Inutile d’être haut en couleurs ni d’avoir un joli minois pour profiter du vivier de poissons rouges enfermés dans l’enclos Open-Space.

    C’est vrai quoi !

    Le gardiennage d’enfants a ses limites.
    Supporter tous ces gamins et gamines ne dure qu’un temps, quand on n’a pas la culture de la patience, encore moins l’ouverture d’esprit.

    Avancer dans la fureur se fera toujours en broyant la douceur … jusqu’à ce que morves s’en suivent.

    🙏🏾 Canned Heat – On The Road Again

    • Références

    👉🏽 Mad Max : Fury Road

    👉🏽 Bip Bip et Coyote

    Indicateur d’Entreprise par excellence

    En entreprise, l’usage des KPIs (ou Indicateurs clés de performance), est monnaie courante.
    Il a tendance à se généraliser, car il permet de mieux comprendre l’impact des actions menées dans différents domaines, et d’appréhender les problèmes dans le but de trouver des solutions satisfaisantes à leurs résolutions.

    Mais connaissez-vous le meilleur Indicateur de Qualité actuel, le plus pertinent ?

    Inspiré d’une technique ancestrale vosgienne, développé en Belgique, il permet d’évaluer efficacement le sérieux d’une structure entrepreneuriale.

    Son nom :

    L’Indicateur « p’tit Grégory »

    En voici les modalités d’évaluation :

    1. Prendre quelques larmes de dossiers internes parmi les plus sensibles.
    2. Noyer le tout sous des rivières d’eau saumâtre pétillante en remuant l’ensemble avec tonus pour bien éclabousser les alentours.
    3. Y ajouter un « p’tit Grégory ».
      Cet élément essentiel, primordial par définition dans la précision de cet indicateur, est composé d’une employée, ou d’un employé, particulièrement indésirable et souvent très compétent(e), d’un dossier à charge bien gluant, et, enfin, de grosses cordes.
    4. Nouer ce paquet en le cousant de fils blancs, et plonger le dans un grand tourbillon de courants diffamatoires et contradictoires.
    5. Répéter la manœuvre lors de chaque situation embarrassante.

    ⚠️ Attention, petit rappel de barèmes.

    • Plus la cible a de contraintes ou obligations personnelles, plus elle est vulnérable.
    • Mais, plus elle est encombrante, plus le dossier doit être lourd, en n’hésitant surtout pas à recourir à des méthodes déloyales, tout en usant et abusant du mensonge.

    Si l’employé finit malgré tout par remonter à la surface, l’entreprise a perdu.
    Elle paye alors la tournée générale à toutes les victimes identifiées.

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    🙏🏽 Benoît Poelvoorde

    • Références

    👉🏽 C’est arrivé près de chez vous

    👉🏽 L’Affaire Grégory

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