À l’image de nos « pas si lointains » grands parents, qui, artisanalement, savaient « séparer le bon grain de l’ivraie », les Vignerons producteurs indépendants entretiennent toujours la tradition de la sélection des beaux grains de raisin dans les grappes de leurs cépages de Qualité.
Historiquement, lorsque l’eau potable venait à manquer et/ou devait être conservée pour la consommation courante, en particulier dans les châteaux forts médiévaux, le vin était la seule source de liquide potable durablement conservable, à un degré d’alcool certes moindre qu’à notre époque*.
S’assurer de cette Qualité, dès le début de production, était, de fait, vital.
Si, dans certaines situations, l’appel à des machines aussi rutilantes qu’impressionnantes et fort coûteuses, est apparue, il suffira aux plus perspicaces d’entre nous, de nous pencher sur une cuve de récolte réalisée par ces drôles d’engins, pour nous rendre compte de l’efficacité de cette méthode.
L’odeur désagréable du vinaigre nous saisira à la gorge.
Ainsi, les travailleurs les plus consciencieux, s’activant durant les courtes mais intenses périodes favorables de l’année, sur les coteaux les plus prometteurs, du point de vue de l’exposition au soleil et de la nature sol de nos régions (en Alsace ou ailleurs), s’appliquent à répéter les nobles gestes ancestraux.
Après avoir détaché une grappe d’un sarment, la recherche attentive de grains suspects commence.
Ces grains se distinguent facilement par une couleur brunâtre plus ou moins prononcée, piqués d’une « peste brune » en quelque sorte.
Leur odeur est effectivement caractéristique d’un vinaigre agressif.
Mais, en général, ôter un simple grain au premier coup d’œil ne garantit pas la Qualité de la grappe.
L’ouvrier qualifié se doit, en plus, de gratter en profondeur tout autour du mauvais grain identifié.
En agissant ainsi, il met très souvent en évidence une contamination plus sournoise sur les surfaces cachées des grains alentours.
L’ablation d’une bonne partie de la grappe s’impose rapidement, sans discussion.
Rien de tel donc que le rappel du bon sens des travailleurs de terrain.
Leurs paraboles sont intemporelles.
Tâchons de ne pas les oublier, quel-qu’en soit le contexte.
- Nos viticulteurs ont du Talent