- Préambule
Cet article a été réalisé en étroite association avec des spécialistes certifiés intervenant dans les domaines de la santé mentale et justifiant de plusieurs années d’expériences professionnelles.
Le cas étudié est réel.
Les documents en illustration ont été soumis à examens méticuleux.
Pour des raisons évidentes de confidentialité, l’identité de la personne évoquée restera masquée.
La psychologie étant une science régie par un certain nombre de règles et suivant une méthodologie précise, en conséquence, les métiers liés (psychologue, psychiatre, neurologue …) justifient un cursus de formations long, jalonné d’étapes clés validées par le passage d’examens particulièrement sélectifs.
Bref, n’est pas « psy » qui veut, encore moins en un temps record.
Comme toutes sciences, la psychologie se base sur des hypothèses soumises à probabilités et dont seul le temps permet la transformation en certitudes.
Par définition, elle est ouverte à débat pouvant s’orienter vers d’autres sujets, d’autres contextes.
Ainsi, tout lecteur, affichant une légitimité certaine, est en droit de partager ses opinions via l’ajout de commentaires en dessous de cette page, et ainsi enrichir la réflexion.
Tout avis est bien venu dans la limite du respect d’autrui.
- Article
Dans un article précédent, opposition a été faite entre coach et psychologues intervenant en entreprise.
Illustrons par l’exemple, quelques exercices infligés à un employé « cobaye » par l’un, puis réétudiés par la suite et en détail par d’autres.
- Le MBTI
Cette grille d’évaluation de la personnalité est très à la mode.
De nombreux tests d’auto-évaluation existent, et sont facilement accessibles en ligne.
En voici un exemple :

Il ne coûte rien à toutes et à tous de s’y essayer en cliquant sur le lien de l’image.
Cependant, pour reprendre l’article initial, nous devons toujours veiller convenablement au bon déroulement de ce test.
Nous devons le remplir en dehors de toutes influences extérieures, de préférence au calme, dans un contexte ne pouvant pas interférer avec nos émotions.
En cela, il se rapproche des fameux tests de Quotient Intellectuel – QI dont le résultat peut varier énormément suivant ses conditions extérieures.
Passer ces tests en situation de stress avancé, par exemple dans une pièce bruyante et sous forte chaleur, n’aboutira forcément pas au même résultat qu’un autre bénéficiant d’une autre pièce ayant une bonne isolation phonique et une neutralité thermique.
En résumé, nous devons toujours y répondre posément sans avoir à subir d’injonctions, notamment de la part d’observateurs.
Le « cobaye » a du donc répondre à un certain nombre de questions, 88 exactement, en cochant les cases correspondantes dans la grille synthétique ci-dessous.
Notons que la question 88 porte sur l’intérêt de remplir ce questionnaire et d’en comprendre le sens.
La valeur notée pour cette question n’est pas prise en compte au moment de la détermination du score final.
Cette pratique est assez troublante, tant, en général, le but d’un examen d’introspection doit clairement être énoncé en début d’évaluation.
Autre remarque pertinente, pourquoi s’en tenir à 88 questions ?
En comparaison, le formalisme d’autres questionnaires disponibles en ligne, mais pas seulement, diffère énormément sur ce nombre ainsi que sur les modalités d’évaluation du ressenti.
Aucun moyen ne semble à priori plus approprié que l’autre.
Cependant, le fait que la réponse attendue soit binaire (oui/non) trahit une certaine façon de penser.
La proposition de choix multiples, ou la graduation des réponses via une échelle de scores, restent préférables car permettant la nuance.
Ce qui est surtout signe d’une plus grande ouverture d’esprit inspirant naturellement confiance.
La présentation du formulaire papier distribué est particulièrement soignée.
Il est emprunt de solennité du fait de devoir en découper méticuleusement les bords, de bénéficier d’une impression papier carbone, et que les noms des contributeurs soient à ce point mis en valeur …
Consigne est donnée oralement : « Ce questionnaire est purement confidentiel ! », à la discrétion du « cobaye », même si au moment de le remplir, tous les participants alentours, et l’observateur en particulier, peuvent y jeter un coup d’œil en toute impunité.
Le résultat final est aussi présenté devant toutes et tous afin d’être débattu.
Graphiquement, nous constatons que, malgré tout le soin apporté à l’ « emballage », la lecture des données est confuse.
Ce manque total de clarté dans la compréhension du cheminement logique n’est pas du tout représentatif d’un raisonnement scientifique rigoureux et structuré, gage de qualité, et aboutissant à une conclusion fiable.
Ce manque de respect du formalisme scientifique habituel, trouble donc toute analyse et approche rationnelle, trahissant finalement ce qui ressemble plus à une vaste fumisterie, pour ne pas écrire escroquerie, qu’un travail sérieux et constructif.
Le plus étrange durant le déroulé de cette expérience fut que le sujet « cobaye » avait déjà passé auparavant un autre test MBTI, sous contrôle d’un professionnel aguerri cette fois.
Il reste en mesure de réitérer l’exercice dans des conditions neutres.
Deux tests contradictoires ne pouvant porter à conclusion, un troisième est scientifiquement nécessaire.
Voici pour preuve, les conclusions obtenues via le test en ligne cité plus haut.
Le fait que les résultats ne correspondent absolument pas, sème inévitablement le doute quant aux intentions réelles du test papier.
Pour conclure avec certitude sur le profil psychologique véritable du « cobaye », des entretiens et examens ont été effectués en amont de ce test.
Il ne fait aucun doute que le profil psychologique à retenir est INFJ.
Au cours du même séminaire de développement personnel, il fut demandé de remplir un autre test d’auto-diagnostic.
Ce test était redondant.
Il avait déjà été soumis au même participant plusieurs mois auparavant, lors d’un autre séminaire s’affichant sous un autre libellé et mené par le même observateur.
Comparons les deux résultats pour en apprécier l’évolution.
Pour le premier test, conservons toutefois une part de mystère en laissant à tout un chacun le soin de réaliser le dépouillement.
- Auto-diagnostic 1
- Auto-diagnostic 2
Nous notons une évolution légère mais signification entre les deux jeux de réponses.
Ceci démontre que le « cobaye » a très probablement effectué un travail sur lui dans l’intervalle.
Interrogeons-nous encore légitiment sur les intentions réelles de l’observateur.
Il est aussi remarquable de constater qu’en si peu de questions, la colonne identifiant une attitude assertive soit à ce point complète.
Les attitudes agressives et de manipulations obtiennent des scores en dessous, voire bien en dessous de la moyenne.
La notion d’agressivité est relative, car il est bon de préciser à ce stade que le « cobaye » est de sexe masculin.
Le bon sens veut en général que ce score soit naturellement et majoritairement plus bas pour une femme (Testostérone oblige).
Plus incroyable encore est le score de l’attitude de fuite passive, il est ridiculement bas.
En conclusion, en nous appuyant sur la définition au sens strict de l’assertivité, soit la capacité à s’affirmer, à exprimer ses besoins et à défendre ses droits tout en respectant ceux des autres, se situant à mi-chemin entre la passivité et l’agressivité, nous avons d’évidence affaire à une personne particulièrement sociable et respectueuse.
Cette dernière renforce l’impression laissée par la conclusion du MBTI le décrivant comme INFJ.
- Le test mystère
Finalement, le test plus pertinent réalisé durant toutes ces séances fut probablement celui d’apparence la plus anodine.
Il fut demander aux participants d’écrire nom et prénom avec signature sur un calepin, en utilisant d’abord la main droite, puis la main gauche.
Par la suite, ces mêmes participants furent amenés à décrire à l’aide d’un schéma, leur manière d’appréhender un objectif et les moyens à envisager pour y parvenir.
Sur le scan ci-dessous du bloc note, nous avons évidement rendu flou tout élément pouvant identifier nominativement le « cobaye », respect de l’anonymat oblige.
Le « cobaye » s’est montré capable d’écrire son nom et son prénom des deux mains, et ceci aussi bien en écriture italique que liée, avec une signature moins « stressée » de la main droite.
Une rapide analyse graphologique met en lumière une écriture lisible mais peu esthétique des deux mains.
Par ailleurs, il s’avère que le mouvement d’écriture la main droite n’est absolument pas naturel, peu délié au niveau des phalanges et essentiellement du au poignet.
Pourtant le « cobaye » utilise spontanément, et en priorité cette main droite pour écrire et réaliser d’autres travaux manuels.
Il est cependant remarquablement ambidextre, pour qui sait se montrer un minimum attentif.
Le schéma dessiné met en lumière un mode de raisonnement divergent, soit littéralement un processus mental créatif consistant à générer un grand nombre d’idées, de solutions ou de pistes variées à partir d’un seul point de départ ou d’un problème unique.
Les conclusions à tirer de cet exercice par l’observateur auraient été évidentes si ce dernier était un véritable spécialiste de la santé mentale certifié et reconnu.
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- Bilan
Si notre développement personnel peut parfois avoir un lien avec une activité professionnelle, en aucun cas l’entreprise n’a à s’en mêler.
Il en va du respect des libertés individuelles au sein de tout régime démocratique qui se respecte.
Un intervenant d’apparence inspirée n’a pas à s’immiscer indistinctement dans les sphères publiques et privées d’un employé dans le cadre de ses interventions facturées.
Même si le commanditaire de la formation le lui demande.
Ce point particulier permet également de faire la distinction entre un véritable professionnel certifié, tenu de respecter un code de déontologie, et un autodidacte aux compétences relevant plus du charlatanisme que de la science.
Il va sans dire que les intentions de tous ces tests effectués dans le cadre de prétendues formations, n’ont pas lieu d’être en entreprise.
Utiliser ces concepts en l’absence de maîtrise aussi flagrante, dans le but de sonder la psychologie d’un employé est une véritable violation intime.
Elle caractérise souvent une tentative de manipulation dans le but de discriminer.
- En illustration de l’article 👉🏽 Portrait de Carl Gustav Jung













