Le Bronzé en entreprise 🥴

Bip ! Bip ! Les employés !

Je suis votre G.O.E., Gentil Organisateur d’Entreprise !

Je vous ai apporté du soleil dans mes bagages !

Je viens d’être recruté pour être votre nouveau numéro 2 !

Je prends la suite de l’ancien numéro 2 qui est passé numéro 1.

L’ex « Number One » en avait assez de prendre le Soleil.
Il était tout flétri à force de se barbouiller d’auto-bronzant.
Tellement, qu’il aurait pu faire de l’ombre à un certain golfeur blondinet célèbre sur les greens de Mar-a-Lago.
Et puis, comme il avait pas les moyens d’investir ses francs en Floride, il a préféré la Suisse pour y planquer son blé.

Vous allez voir, on va bien s’amuser ensemble !

Au programme :

C’est très Soft Story !

Cool !

Entreprise libérée avec chemise hawaïenne au Dress Code !
Vous serez délivrés de toute charge mentale !

Et moi ?
J’voyage ! J’voyage !

Sinon, je vous préviens tout de suite, j’ai une grave phobie administrative.
Hors de question d’écrire quoique ce soit !
Je ne fais que des petits dessins sur des bouts de papier volant pendant que vous parlez.
Moi, dans une boite comme ça, je pourrais rester assis des heures sans parler, juste à contempler les autres qui bossent.

Et à la Noël, c’est ma secrétaire qui passe les commandes de cadeaux.
Là, je lui ai donné mes instructions pour recevoir un casque à réduction sonore dernier cri.

Il faut bien ça, avec tout le bruit qui vient du bureau du numéro 1 juste à côté.

Quand les gens viennent s’y plaindre, c’est toujours le même timbre de sa voix qui s’élève.
Ça me fait mal à mes pauvres petites oreilles toutes fragiles.

Mais ça va, il assure grave quand même pendant les réunions avec les clients.
Ses petites mains font la présentation, et lui, il n’utilise que les siennes pour taper sur son gros clavier, sans jamais lever la tête de l’écran.

Dès qu’il entend « Hop ! Hop ! Hop ! », il intervient, se relève avec droiture, et s’exclame fermement « Je m’engage ! ».

Sa secrétaire a bien pigé le truc.
Quand elle prend des notes particulières dans son bureau, qu’il est bien concentré, elle se la joue Sharon Stone dans Basic Instinct, et d’un coup : « Hop ! Hop ! Hop ! »

Elle a bien fait de devenir responsable des ressources humaines.
Elle comprend très très bien la vraie nature de l’homme.

Bon alors, pour les prochains points sérieux, attention !
C’est moi qui apporte les bières !

Ok ! La consommation d’alcool n’est pas vraiment légale en entreprise.

Mais mince quoi !
On travaille pas dans la santé tout de même !

Et puis, tant qu’il n’y a pas de photos qui circulent librement, et qui pourraient tomber entre de mauvaises mains …

Santé !
Santé !

Mais surtout que celui ou celle qui tient la bouteille n’est pas dans le collimateur du numéro 1 …

Attention Chasse en cours
Attention Chasse en cours

Ça pourrait se finir entre 6 yeux dans le bureau d’en face, porte close …

Enjoy the Silence
Enjoy The Silence

… comme aux waters.

Tout va bien !
Darla Dirladada !

Bon, ben du coup, dans très peu de temps, je vous chanterai :
« Quand te reverrai-je, entreprise merveilleuse ?
Où ceux qui s’barrent, finissent heureux ! »

Splendide !

Référence 👉🏽 Les Bronzés

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🙏🏽 Desireless

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🙏🏽 Le Splendid

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🙏🏽 Anaïs Delva

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Prédatrices : Badzob 👿

Référence 👉🏽 Predator : Badlands

  • Préambule

Avant toutes tentatives d’interprétation malheureuses et malencontreuses des écrits de cet article, précisons que la déclinaison de ce texte peut très bien se faire au masculin.
Les références seraient toutes aussi graveleuses et affligeantes pour les prétendus hommes évoqués en portraits, suscitant l’indignation légitime de femmes pour qui la locution péjorative de « beau sexe » mettrait celui opposé dans de beaux draps.

Simplement, l’inadmissible n’a pas de genre, car d’adjectif il fait nom, s’adaptant à toutes déclinaisons.

  • Article

Au fin fond de bâtiments obscurs et lugubres, règnes des spécimens d’aliens aux mandibules particulièrement acérées.
Ces mantes religieuses guettent leurs mâles proies avec pour objectif de mieux les dévorer au moment du rituel de l’accouplement.

Elles possèdent chacunes leurs propres, mais sales, caractéristiques, agissant sans préférence aucune, que ce soit en solitaire ou en bande organisée.

Parmi ces espèces particulières, nous pouvons y croiser la prude désespérée.

Elle souhaite avant tout trouver réconfort dans les bras d’un preux chevalier à haute responsabilité.
Il la sauverait du donjon de l’oubli où s’entassent les dossiers critiques.
Il l’emporterait sur sa belle monture, galopant dans les plaines désertes des couloirs vides de fin d’après-midi, ou sur les flashs stroboscopiques d’imposantes photocopieuses.
Elle le recouvrirait d’une cape douce et parfumée qu’elle aurait pris soin de confectionner avec ses innocents petits doigts … après avoir convenablement veillé à ce que le degré élevé d’imperméabilité de cette couverture ne soit absolument plus assuré, quitte à y planter de petits coups d’aiguilles.

L’épopée au septième ciel se termine alors environ 9 mois plus tard, lorsque du ventre surgit la chose tant désirée par la prétendue vierge initialement éplorée.

Après tout, quelle différence.
Entre être aimée et être amante, tout se situe essentiellement au niveau des bourses.

« Faut pas faire un enfant avec les personnes que tu connais pas bien. »

La cougar rode également entre les montants de porte des bureaux.

Pour elle, plus rien à espérer niveau progéniture.
Un petit stagiaire, ou un nouvel arrivant tout frais tout chaud, constitue toujours un festin succulent à se mettre sous les dents … tant qu’elle en a encore.
Le but recherché est donc différent.

Point de promotion ou de rente à espérer, simplement quelques moyens supplémentaires pour faire pression, en provoquant une augmentation plus localisée de celle-ci.
Et puis, comme sa vie se résume en un « mal entendu », il n’y aura jamais de tendre dévoué pour l’attendre le soir au retour sous la couette.
Tout est bon à croquer.

Elle confond gourmandise et épicurisme.
Elle ne savoure pas l’instant présent, le plus longtemps et calmement possible, en cherchant à identifier, un à un, tout arôme, tous dosages de savants mélanges de délicieuses senteurs sucrées ou salées.
Elle dévore goulument son festin sans aucun autre plaisir que d’avaler le tout rapidement à pleine bouchée … sans avoir pu particulièrement développer son sens du goût, y compris vestimentaire.

« Hugo Boss habillait les nazis, le style a son importance. »

Bref, elle n’est qu’apparences sans actions véritables ni harmonie des formes.
Son métier n’est sûrement pas de bouche, en jouant avec sa langue pour en faire délier d’autres.

Son rêve ultime reste d’engloutir, sans laisser de reste, un prestigieux docteur en médecine, spécialiste renommé de préférence, pour qui elle sera amante en toute discrétion conjugale … moyennant avantages conjugaux conjoncturels.
Elle obtiendrait un étage de tour à elle seule avec bureaux privatifs tout confort, accessible par ascenseur, et une équipe à cravacher en son nom.
Une succursale à son image : glaciale, terne, lugubre, dominant un monde à observer et jalouser durant de longues journées.
Plus l’édifice sera élevé, plus les fenêtres grandes ouvertes pourront aspirer vers le bas les cibles de son petit jeu de manipulatrice aigrie.

« Les dauphins sont des violeurs, méfie-toi des apparences. »

Il existe très certainement d’autres espèces animales aussi effrayantes qu’épouvantables, mais elles ont toutes en commun leur agressivité passive.

Dès lors, il n’est vraiment pas de bon ton de leurs résister.
Sous ces conditions, elles se transforment progressivement et sournoisement en bêtes de plus en plus féroces.

Elles sont capables de s’unir pour isoler leur proie, tournant tout autour telles des hyènes évoquant bruyamment par gloussement leur victime à la troisième personne.
Un subalterne n’a pas son mot à dire sous peine de se faire éconduire.
Il doit remuer plus bas que terre ou y être renvoyé avec pertes et fracas sous des quolibets à colporter dans tous les édifices alentours.
D’entretien de fleurs bleues il ne sera point question lorsque leur jardin n’est pas entretenu régulièrement par une main verte.

Guetter un moment de faiblesse pour agir devient le mot d’ordre.

À défaut de séduire, il faudra faire périr.
Dans la terreur, la douleur, à en faire grimper la tension jusqu’à l’extrême pour faire oublier l’affront des refus répétés.
Fermer cette bouche et dans le silence à jamais l’emmurer.

« Si t’es souvent seul avec tes problèmes, c’est parc’que souvent le problème c’est toi. »

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🙏🏽 Orelsan – Basique

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