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Épisode 1 – L’alphabet

This - Épisode 1
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« De l’accusation à la réalité, plus d’une clairière sépare ces deux forêts »

La série policière événement de l’été

👉🏽 Description

  • Acteurs : Madame A, Monsieur C, Iznogoud, X
  • Réalisateur : Patrick Millan
  • Saison : 1
  • Nombre d’épisodes : 5
  • Temps de lecture : 3 min
  • Année : 2024
  • Nationalité : France
  • Genres : Policier, Thriller, Fiction, Horreur

👉🏽 Liste des épisodes

Épisode 1 – L’alphabet

Dans les entreprises toxiques, monter les employés ou employées volontaires et impliqués dans leur travail les uns, ou unes, contre les autres, est monnaie courante.

Cette série illustre, via des exemples de griefs recueillis, l’imagination débordante dont peuvent faire preuve des Ressources Humaines peu scrupuleuses.

Mesurons l’écart entre l’accusation et la réalité des faits.

Témoignage.

  • Accusation

Le JJ/MM/AAAA, vous avez sollicité une réunion avec Madame A, la Directrice des Ressources Humaines, Monsieur C (votre Manager), Monsieur E (Représentant du personnel), ainsi que Madame G, que vous accusez de tout mettre en œuvre pour vous faire démissionner.

Dans le même temps, vous vous êtes confié à Madame G sur le fait que vous recherchiez activement un autre poste, de sorte que si elle voyait une offre intéressante, elle pouvait vous l’envoyer.

Dès lors, c’est ce que Madame G a fait à deux reprises, en dehors de ses heures de travail.

Cependant, lors de cette réunion, vous avez accusé Madame G de vouloir vous faire perdre votre poste de travail de vous pousser à quitter l’entreprise, ce qui était totalement faux.

Les choses auraient pu s’en arrêter là.

Mais, X ans plus tard, le JJ/MM/AAAA, vous vous êtes introduit dans le bureau de Madame G, sans frapper, car pour vous excuser de l’action que vous avez initiée contre elle, quelques années plus tôt, en lien avec les offres d’emploi.

Puis, vous avez commencé un monologue, exprimant une impression de persécution au sein de l’entreprise. Madame G vous a alors demander de quitter le bureau car elle devait se remettre au travail.

Or, vous vous êtes levé, non pas pour quitter son bureau, mais pour l’enlacer et lui faire un bisou sur la joie, sans lui demander une quelconque autorisation, de sorte que Madame G a été sidérée et apeurée par votre comportement à son égard.

  • Réalité

L’accusé et Madame G sont deux salariés s’investissant fortement dans leur travail pour des raisons éthiques louables.

Généreux dans l’effort, compétents, expérimentés et souhaitant chacun(e) faire aboutir leurs projets, ces deux personnes, bien qu’évoluant sur des domaines différents au sein de l’entreprise, sympathisent rapidement et, bon an mal an, arrivent à collaborer ponctuellement malgré les réticences de certain(e)s.

Deux profils de ce type créés forcément beaucoup de jalousies et provoquent la crainte chez les détenteurs du pouvoir.

Ayant de plus de forts caractères, leur association est vue d’un mauvais œil.

L’écoute des offres du marché n’est absolument pas interdite en entreprise.
L’entraide non plus.

Cependant, malgré toute la bonne volonté du monde, au bout d’un certain temps, la frustration devient inévitable chez ces deux volontaires, dont on ne manque pas de savonner en coulisse les réalisations à coup de rumeurs infondées.

Une maladresse de Madame G, tardivement la nuit après minuit, après une longue journée de travail, provoque chez l’accusé, tout d’abord une réaction d’étonnement et d’inquiétude au regard de l’heure d’envoi du message, puis une autre d’énervement quelques jours plus tard, lorsque

Monsieur C sous-entend que Madame G freine l’avancement de ses travaux.

Constatant alors la maladresse sur le contenu de l’envoi de l’offre d’emploi qui ne correspond absolument pas à son profil et encore moins à son activité réelle, l’accusé fait un signalement hiérarchique.

Sans comprendre pourquoi, les deux protagonistes se retrouvent ensuite face à face, avec comme témoin un représentant du personnel.

Chacun(e) pense que l’autre a fait appel à cette instance.

L’accusé se défendant prend, par chance, le dessus sur Madame G.

Le cas en reste là durant un certain temps.

L’accusé et Madame G continuent d’échanger avec une certaine affinité mais en gardant en tête le passif de cet épisode.

La rancune peut être tenace des deux cotés.

Aucun travail en commun n’est envisagé malgré quelques tentatives de rapprochement mutuel.

Puis vint le jour où il fallut se débarrasser de l’accusé.

Celui-ci fut traité comme il se doit.

En détresse, croisant Madame G assise dans son bureau, la porte ouverte, le doute s’étant progressivement installé sur les raisons réelles de leur rixe passée, l’accusé reprend le dialogue avec Madame G.

De façon neutre et constructive, le fil de leurs histoires respectives est démêlé et la machination percée à jour.

Navré de cette situation, l’accusé s’excuse auprès de Madame G, car, à juste titre, il lui reconnaît de vraies valeurs humaines.

Enfin, amicalement, il l’enlace brièvement et l’embrasse doucement et tout aussi brièvement au niveau de la chevelure.

Tous deux se quittent le sourire aux lèvres en se promettant de se revoir et d’échanger à nouveau sur de bonnes bases cette fois.

  • Que penser de cette situation appuyée par des écrits dans les deux versions, mais, surtout, par la trace d’envoi malencontreuse ?

La réalité est revenue obligatoirement aux oreilles de Madame A.

Mais ce qui est mis en évidence dans cet exemple, c’est la certitude que la politique de l’entreprise consiste bien à diviser pour mieux régner.
Signe évident de la présence d’un(e) ou plusieurs pervers(es) narcissiques.

La suite au prochain numéro 🫣

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