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« De l’accusation à la réalité, plus d’une clairière sépare ces deux forêts »
La série policière événement de l’été
👉🏽 Description
- Acteurs : Madame A, Monsieur C, Iznogoud, X
- Réalisateur : Patrick Millan
- Saison : 1
- Nombre d’épisodes : 5
- Temps de lecture : 3 min
- Année : 2024
- Nationalité : France
- Genres : Policier, Thriller, Fiction, Horreur
👉🏽 Liste des épisodes
- Épisode 1 – L’alphabet
- Épisode 2 – Iznogoud
- Épisode 3 – Émotions
- Épisode 4 – La Forêt Noire
- Épilogue
Épisode 4 – La Forêt Noire
Dans les entreprises toxiques, monter les employés ou employées volontaires et impliqués dans leur travail les uns, ou unes, contre les autres, est monnaie courante.
Cette série illustre, via des exemples de griefs recueillis, l’imagination débordante dont peuvent faire preuve des Ressources Humaines peu scrupuleuses.
Mesurons l’écart entre l’accusation et la réalité des faits.
Témoignage.
Ce dernier cas très grave, clôturera cette saison.
- Accusation
… vous avez eu une attitude particulièrement désinvolte avec une formatrice externe, « Prêtresse » lors de deux formations.
« Naguère », au cours d’une formation, des questionnaires « intimes » ont été remis aux stagiaires, que vous avez refusé de remplir, ne voulant pas partager vos résultats.
« Prêtresse » vous a donc demandé gentiment de bien vouloir remplir le questionnaire, mais vous vous êtes montré particulièrement agressif en lui demandant de ne pas vous toucher.
Quelques mois plus tard, vous êtes arrivé avec beaucoup d’animosité lors d’une journée bilan de formation « sous le signe du bélier », reprochant un harcèlement de la part « de notre secte » à votre égard.
Votre bilan était axé sur le fait que vous vous sentiez persécuté par votre supérieur hiérarchique et par le directeur adjoint « de notre secte », que vous ne vous sentiez ni écouté, ni compris.
Lors de la matinée de formation, vous avez refusé d’effectuer les exercice proposées par la formatrice, « Prêtresse », la repoussant brusquement de votre main, lorsqu’elle voulait vous donner un exemplaire des exercices à réaliser.
Puis, l’après-midi, vous vous êtes plaint de la voix de la formatrice qui, selon vous, portait trop, et mettez vos mains sur vos oreilles.
Vous êtes même allé jusqu’à demander à « Prêtresse » de ne pas crier, alors que d’après les autres stagiaires elle parlait normalement « de notre secte » a engendré une ambiance de travail pesante pour l’ensemble de notre « secte ».
Ces faits sont un manquement à l’obligation du devoir de réserve de tout agent administratif. Les menaces et agressions, lorsqu’il y a une accumulation de faits justifie le licenciement.
- Réalité
Faire appel à des prestataires externes dans le domaine public peut se comprendre.
Mais quel est le but de cet exercice ?
« Prêtresse » est au demeurant une personne forte aimable, humaine et abordable.
Elle a ses qualités et défauts comme tout à chacun(e).
L’accusé a eu plaisir à échanger par la suite avec elle par courriels au lendemain de « Naguère ».
Il conserve d’ailleurs précieusement ces traces en guise de souvenir.
Ce fut pour lui d’un grand réconfort, car sous le choc d’un drame personnel s’étant produit en parallèle des formations.
Il est d’ailleurs fort probable que les deux faits aient une relation de cause à effet.
La vie est faite ainsi, ce ne sont là que le fruit du hasard.
Dans ces conditions, l’accusé a tout de même joué le jeu de participer aux activités proposées.
Il a rempli et conserve toujours les questionnaires « intimes ».
Les conditions au sein de la « secte » n’était déjà pas très bonnes pour lui « Naguère ».
La hiérarchie était effectivement très pesante et « Prêtresse » suivant les recommandations reçues lors de la commande de la formation abordait sans distinction les aspects professionnels et personnels de tou(te)s les participant(e)s.
Le retour de ces formations se fit donc « sous le signe du bélier » avec pour seul objectif de donner son impression à froid.
L’accusé n’eut droit qu’à un questionnaire à remplir.
Fatigué, usé par plusieurs mois de labeurs intenses, sans répit, au bout du rouleau bien plus qu’il n’en laissait paraître, l’accusé avait fait l’effort de la participation, encouragé en cela par son entourage bienveillant, quoique dans l’erreur à propos de son état de santé véritable.
Les oreilles en feu, le son l’incommodait de plus en plus, l’obligeant à s’isoler temporairement afin de limiter au mieux sa souffrance.
Dans toutes ces conditions, il est humain de faire part des griefs constatés envers ses réels tortionnaires.
Impossible de conserver un quelconque devoir de réserve également.