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Épisode 2 – Iznogoud

This - Épisode 2
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« De l’accusation à la réalité, plus d’une clairière sépare ces deux forêts »

La série policière événement de l’été

👉🏽 Description

  • Acteurs : Madame A, Monsieur C, Iznogoud, X
  • Réalisateur : Patrick Millan
  • Saison : 1
  • Nombre d’épisodes : 5
  • Temps de lecture : 3 min
  • Année : 2024
  • Nationalité : France
  • Genres : Policier, Thriller, Fiction, Horreur

👉🏽 Liste des épisodes

Épisode 2 – Iznogoud

Dans les entreprises toxiques, monter les employés ou employées volontaires et impliqués dans leur travail les uns, ou unes, contre les autres, est monnaie courante.

Cette série illustre, via des exemples de griefs recueillis, l’imagination débordante dont peuvent faire preuve des Ressources Humaines peu scrupuleuses.

Mesurons l’écart entre l’accusation et la réalité des faits.

Témoignage.

Assez souvent, pour décrire au mieux la réalité, l’appel à l’imaginaire collectif peut être utile.
Dans le cas présent, nous ferons référence à l’Univers de la Bande Dessinée et à l’excellente série franco-belge dont les scénarii ont été écrits par René Goscinny et dessinée par Jean Tabary, Iznogoud.

  • Réalité

Dans une entreprise, certains Projets se doivent d’être collectifs, mais surtout participatifs.
Chacun(e) doit veiller au respect du temps de parole des autres et toutes et tous sont amenés à apporter leur pierre à l’édifice.

Cependant mettre en place de tels Projets, aussi paradoxal que cela puisse paraître, s’initie rarement collectivement.
Un volontaire doit prendre l’initiative.
Il devient de fait une sorte de « Calife Haroun El Poussah ».
Il accepte aussi de rester de temps en temps passif et veille à la mise en place routinière des modalités de bon fonctionnement du Projet.

C’est alors qu’intervient « Iznogoud ».
Comme ce personnage, il n’aspire qu’à devenir « Calife à la place du Calife ».
Sa présence volontaire, comme il l’avouera sous le coup de fortes émotions par la suite, allait à l’encontre des convictions profondes du Projet pour lesquelles il n’a jamais adhéré.

Petit à petit, il impose sa présence.
Profitant d’un environnement favorable au sein du palais, il manifeste des accointances de plus en plus prononcées avec le sultanat suprême.

Ayant le verbe facile mais l’écoute moins prononcée, il fait preuve d’une courte mémoire.

Un beau jour, celui-ci se fit reprendre à l’ordre par « Haroun El Poussah », sorti alors de sa réserve, car fort agacé par cet absence de volonté de recherche d’égalité.

Les membres du Projet s’en trouvèrent fort étonnés, n’étant pas en lecture de tous les événements passés.
Pas de leader à l’occasion, « Iznogoud » doit apprendre à s’effacer pour que chacun(e) puisse s’exprimer.
« Iznogoud », fort en gueule, s’en trouva tout courroucé, s’indignant faussement devant tant de soi-disant préjugés.
Les autres membres outrés par cette rixe, s’en allèrent tour à tour et manquèrent les aveux.
Pourtant c’est bien « Iznogoud » qui par la suite s’attribua un travail qu’« Haroun El Poussah » avait rédigé.

Dans l’histoire, un troisième personnage intervient.
Ne sachant s’il s’agit d’un(e) « Dilat Laraht » ou d’un(e) véritable volontaire, nous l’appellerons simplement « Témoin ».

  • Accusation

… au cours d’une réunion interne au Projet, « Témoin » et vous-mêmes échangiez sur l’organisation des petits déjeuners de présentation du Projet.
Or, lors de cet échange, vous avez été particulièrement rabaissant avec « Témoin », lui indiquant qu’elle ne comprenait rien, qu’elle n’avait pas assez de recul pour donner son avis et qu’elle pouvait retourner se limer les ongles.

Vous avez même hurlé sur « Témoin » et un autre de ses collègues, « Iznogoud », leur coupant la parole sans cesse, ne laissant pas place à une quelconque discussion.

  • Que comprendre ?

La réalité se basant sur l’imaginaire collectif est bien plus plausible que l’accusation.
En tout cas, décrire de tels griefs de la sorte est bien plus osé.

Tout ceci ressemble fortement à de la provocation et/ou relève tout bonnement de l’inquisition.

Sans preuve, sans chronologie, sans autres témoins que trois protagonistes, que dire ?

« Haroun El Poussah » avait pourtant la satisfaction la plus profonde et sincère que « Témoin » y allait de son investissement personnel pour le bien du collectif.
Il l’encourageait à persévérer en ce sens.

Mais là encore, comme dans le précédent épisode, ce qui est surtout mis en évidence, c’est la certitude que la politique de l’entreprise consiste bien à diviser pour mieux régner.
Signe évident de la présence d’un(e) ou plusieurs pervers(es) narcissiques.

La suite au prochain numéro 🫣

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