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Épisode 1 – L’alphabet

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« De l’accusation à la réalité, plus d’une clairière sépare ces deux forêts »

La série policière événement de l’été

👉🏽 Description

  • Acteurs : Madame A, Monsieur C, Iznogoud, X
  • Réalisateur : Patrick Millan
  • Saison : 1
  • Nombre d’épisodes : 5
  • Temps de lecture : 3 min
  • Année : 2024
  • Nationalité : France
  • Genres : Policier, Thriller, Fiction, Horreur

👉🏽 Liste des épisodes

Épisode 1 – L’alphabet
Synopsis

Dans les entreprises toxiques, monter les employés ou employées volontaires et impliqués dans leur travail les uns, ou unes, contre les autres, est monnaie courante.

Cette série illustre, via des exemples de griefs recueillis, l’imagination débordante dont peuvent faire preuve des Ressources Humaines peu scrupuleuses.

Mesurons l’écart entre l’accusation et la réalité des faits.

Témoignage.

🙏🏽 Karim Duval

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  • Accusation

Le JJ/MM/AAAA, vous avez sollicité une réunion avec Madame A, la Directrice des Ressources Humaines, Monsieur C (votre Manager), Monsieur E (Représentant du personnel), ainsi que Madame G, que vous accusez de tout mettre en œuvre pour vous faire démissionner.

Dans le même temps, vous vous êtes confié à Madame G sur le fait que vous recherchiez activement un autre poste, de sorte que si elle voyait une offre intéressante, elle pouvait vous l’envoyer.

Dès lors, c’est ce que Madame G a fait à deux reprises, en dehors de ses heures de travail.

Cependant, lors de cette réunion, vous avez accusé Madame G de vouloir vous faire perdre votre poste de travail de vous pousser à quitter l’entreprise, ce qui était totalement faux.

Les choses auraient pu s’en arrêter là.

Mais, X ans plus tard, le JJ/MM/AAAA, vous vous êtes introduit dans le bureau de Madame G, sans frapper, car pour vous excuser de l’action que vous avez initiée contre elle, quelques années plus tôt, en lien avec les offres d’emploi.

Puis, vous avez commencé un monologue, exprimant une impression de persécution au sein de l’entreprise. Madame G vous a alors demander de quitter le bureau car elle devait se remettre au travail.

Or, vous vous êtes levé, non pas pour quitter son bureau, mais pour l’enlacer et lui faire un bisou sur la joie, sans lui demander une quelconque autorisation, de sorte que Madame G a été sidérée et apeurée par votre comportement à son égard.

  • Réalité

L’accusé et Madame G sont deux salariés s’investissant fortement dans leur travail pour des raisons éthiques louables.

Généreux dans l’effort, compétents, expérimentés et souhaitant chacun(e) faire aboutir leurs projets, ces deux personnes, bien qu’évoluant sur des domaines différents au sein de l’entreprise, sympathisent rapidement et, bon an mal an, arrivent à collaborer ponctuellement malgré les réticences de certain(e)s.

Deux profils de ce type créés forcément beaucoup de jalousies et provoquent la crainte chez les détenteurs du pouvoir.

Ayant de plus de forts caractères, leur association est vue d’un mauvais œil.

L’écoute des offres du marché n’est absolument pas interdite en entreprise.
L’entraide non plus.

Cependant, malgré toute la bonne volonté du monde, au bout d’un certain temps, la frustration devient inévitable chez ces deux volontaires, dont on ne manque pas de savonner en coulisse les réalisations à coup de rumeurs infondées.

Une maladresse de Madame G, tardivement la nuit après minuit, après une longue journée de travail, provoque chez l’accusé, tout d’abord une réaction d’étonnement et d’inquiétude au regard de l’heure d’envoi du message, puis une autre d’énervement quelques jours plus tard, lorsque

Monsieur C sous-entend que Madame G freine l’avancement de ses travaux.

Constatant alors la maladresse sur le contenu de l’envoi de l’offre d’emploi qui ne correspond absolument pas à son profil et encore moins à son activité réelle, l’accusé fait un signalement hiérarchique.

Sans comprendre pourquoi, les deux protagonistes se retrouvent ensuite face à face, avec comme témoin un représentant du personnel.

Chacun(e) pense que l’autre a fait appel à cette instance.

L’accusé se défendant prend, par chance, le dessus sur Madame G.

Le cas en reste là durant un certain temps.

L’accusé et Madame G continuent d’échanger avec une certaine affinité mais en gardant en tête le passif de cet épisode.

La rancune peut être tenace des deux cotés.

Aucun travail en commun n’est envisagé malgré quelques tentatives de rapprochement mutuel.

Puis vint le jour où il fallut se débarrasser de l’accusé.

Celui-ci fut traité comme il se doit.

En détresse, croisant Madame G assise dans son bureau, la porte ouverte, le doute s’étant progressivement installé sur les raisons réelles de leur rixe passée, l’accusé reprend le dialogue avec Madame G.

De façon neutre et constructive, le fil de leurs histoires respectives est démêlé et la machination percée à jour.

Navré de cette situation, l’accusé s’excuse auprès de Madame G, car, à juste titre, il lui reconnaît de vraies valeurs humaines.

Enfin, amicalement, il l’enlace brièvement et l’embrasse doucement et tout aussi brièvement au niveau de la chevelure.

Tous deux se quittent le sourire aux lèvres en se promettant de se revoir et d’échanger à nouveau sur de bonnes bases cette fois.

  • Que penser de cette situation appuyée par des écrits dans les deux versions, mais, surtout, par la trace d’envoi malencontreuse ?

La réalité est revenue obligatoirement aux oreilles de Madame A.

Mais ce qui est mis en évidence dans cet exemple, c’est la certitude que la politique de l’entreprise consiste bien à diviser pour mieux régner.
Signe évident de la présence d’un(e) ou plusieurs pervers(es) narcissiques.

La suite au prochain numéro 🫣

Jeux Interdits

Le nombre de décès dus aux fortes chaleurs n’a jamais été aussi élevé.

Les dégâts provoqués par les intempéries caractérisées par des orages de plus en plus violents et de plus en plus fréquents n’ont jamais été aussi importants.

À part ça, nous avons eu les Jeux olympiques.

Nous sommes finalement très cohérents avec l’esprit de l’Olympisme et les paroles du baron Pierre de Coubertin, car en ce qui concerne le dérèglement climatique :

« L’important, c’est de participer »

Les Jeux olympiques flattent nos égos en faisant l’apologie du sur-homme ou de la sur-femme.

Individuellement, nombreux et nombreuses ses sont celles et ceux qui se sentent alors persuadé(e)s de pouvoir surmonter les épreuves à venir que représentent les menaces dues au changement climatique.

C’est après avoir suivi ce raisonnement que les premières victimes de la démesure humaine sont actuellement en train d’apparaître au grand jour.

Ne devrions nous pas concentrer toutes nos énergies et ressources pour des causes plus utiles, nettement moins futiles ?

Aurez-vous toujours la même fierté, la même envie de vous venter d’y avoir assisté dans quelques jours (pour les victimes des intempéries actuelles), mois (lorsque les denrées importantes commenceront à se faire rares ou devenir hors de prix) et années (quand vous n’aurez d’autres choix que de revenir à des besognes plus éreintantes dans des conditions climatiques de plus en plus pénibles) ?

La célèbre fable de Jean de La Fontaine n’a jamais été autant d’actualité.

👉🏽 Version remise au goût du jour

Le badaud ayant regardé
les Jeux Olympiques tout l’été,
se trouva fort dépourvu
quand la crise fut venue :


Plus un seul argent pour se nourrir et se chauffer
une fois les canicules passées.
Il alla crier grâce chez le travailleur son ami,
le priant de lui accorder crédit,
délais de payement, pitance et lit
pour subsister jusqu’à l’accalmie.


« Je vous rembourserai, vous guiderai, lui dit-il,
je sais regarder, parler et encourager,
dans les stades ou devant la télé. »


Le travailleur n’est pas préteur,
c’est là son moindre défaut,
car en ce qui concerne le labeur,
point de mots ne vaut.


« Que faisiez-vous durant l’été ?
Où avez vous dépensés tous vos deniers ? »
Dit-il à l’emprunteur.
– Nuit et jour, en oisif,
je m’égosillais devant les sportifs.
– Vous vous égosillés, j’en reste pensif.
Eh bien ! Débrouillez vous mort ou vif. »

 

🎞️ Jeux Interdits

🙏🏽 Les Simpson

« Les cons, ça ose tout. C’est même à ça qu’on les reconnaît. »

« Les cons, ça ose tout. C’est même à ça qu’on les reconnaît. » Michel Audiard, Les Tontons flingueurs

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Cette célèbre réplique du personnage Fernand Naudin, interprété par Lino Ventura, du film culte des années 60, réalisé par Georges Lautner, s’applique à merveille en entreprise lorsqu’elles sont gérées par des personnalités perverses narcissiques.

Avec ce type d’individu, tous les coups sont permis lorsqu’il s’agit de détruire l’ennemi.
Il est donc fortement conseillé de redoubler de vigilance tout en gardant son sang-froid.
Rester factuel sans pour autant sombrer dans la paranoïa.
Paranoïa dont ils (ou elles) ne manqueront pas d’accuser l’adversaire si, par chance, il finit par percer à jour bon nombre de leurs subterfuges.
Diffuser des théories complotistes absurdes est d’ailleurs un très bon moyen de masquer de véritables machinations.
Il s’agit là d’une simple variante de la technique ancestrale dite du contre-feu.

En exemple, deux témoignages recueillis :

  • Les réunions « Gérard Majax »

    La mode actuelle étant au télétravail, mettre en place des réunions collectives en distanciel pour garantir l’unité, la cohésion des employés va de soi.
    Rien de répréhensible dans cette pratique.
    Coordonner les interventions est aussi souhaitable afin d’éviter le chaos nuisible à la clarté des propos et synonyme de perte de temps.

    Provoquer ce chaos et influencer son interprétation est bien moins acceptable.

    En effet, durant ce rassemblement, chaque intervenant a à sa disposition un ou plusieurs « prompteurs » servant de fil conducteur.

    Bloquer les canaux et/ou donner accès à cette trame à un complice soigneusement choisi dans l’assistance, est le moyen le plus efficace pour parvenir à discréditer un intervenant gênant.

    Mettre la main sur ces échanges fallacieux rend l’opération patente.

  • L’embrouille des lettres recommandées

    Lorsqu’un manipulateur se sent menacé, pour peu qu’il ait un certain niveau de responsabilités, il ne peut s’empêcher d’imaginer les pires duperies.

    À un moment, l’escalade du conflit est telle que les échanges se font uniquement par écrit via de bons vieux courriers recommandés.

    Dans ces conditions, le meilleur conseil reste bien évidemment de ne jamais s’isoler et de ne pas hésiter à demander des avis experts externes mais, surtout, d’éviter de se retrouver en face au facteur.

    Se permettre de signer les recommandés avec un léger retard.
    La réglementation tient compte d’un délai de conservation maximum de 15 jours pour signature d’un recommandé au bureau de poste de rattachement.
    Il n’est en aucun cas tenu d’être présent en permanence à son domicile durant la période d’une procédure, en particulier si il s’agit d’une enquête interne diligentée par les pervers évoqués.

    Imaginons maintenant les conséquences qu’aurait l’ouverture d’une lettre normale comportant des écrits indiqués uniquement sous envois recommandés en même temps que la signature d’un véritable recommandé.

    Sans signature et en possession de l’avis de passage du facteur, ne pas hésiter :
    👉🏽 Photocopier / scanner l’ensemble des plis récupérés dans la boîte aux lettres.

    Répondre rapidement sous recommandés à la lettre normale avec toutes les traces des échanges présents et passés en ajoutant un maximum de destinataires concernés par cette situation critique.

    Prévenir qui de droit et attendre la mise en place de la procédure légale pour la signature et l’ouverture du véritable pli recommandé conservé précieusement par les services postaux.

La liste des escroqueries ne sera jamais exhaustive, l’imagination de l’être humain est infinie.
Certains et certaines dirons que toutes ces pratiques sont inhérentes à l’entreprise et qu’en acceptant de travailler dans celle-ci, nous devons en accepter les règles du jeu.

Interpelons celles et ceux qui tiennent ouvertement ces propos.

Sommes-nous encore à l’école ?

Si le travail est vraiment un jeu, ses règles de base ne sont-elles pas écrites dans un manuel appelé « Code du travail » ?

Selon le contexte de l’entreprise, ne sommes-nous pas tenus de respecter une certaine Éthique ?

La Révolte Lapine

Amies Lapines, amis Lapins, révoltons-nous !

Tout manipulateur est un magicien sans scrupule.

Il excelle dans l’art de détourner l’attention au quotidien avec son comportement
typique :

  • Instauration du doute en endossant le rôle de victime,
  • Affirmation de valeurs de bienveillance et d’honnêteté,
  • Positionnement de sa personne au centre de tout,
  • Jeux de séduction.

Ne vous y trompez pas.

Tout ceci n’est que double discours, invitation à la culpabilisation, contrôle et
domination.

Confrontons le au monde réel et à son bilan humain catastrophique.

Sans ses tours d’illusionniste, sa véritable nature apparaît.

Plus il perd le contrôle dans l’exécution de ses prestidigitations, plus il perd son
sang-froid.

Renvoyons le, toutes et tous, ensemble, dans son chapeau.

  • Auteur référence

👉🏽 Patrick Louis Richard 👍🏽

Prenons garde à la main qui nous nourrit

Les émissions culinaires télévisuelles font des cartons d’audience.
Elles mettent en lumière le rude environnement de travail des coulisses de la restauration.
Mais, concernant notre approche et notre rapport à la nourriture, ce dernier est probablement nettement moins impitoyable en regard de comportements révélateurs pratiqués dans certaines entreprises.

Voici par le menu, une base de recettes couramment utilisée par des responsables hiérarchiques particulièrement manipulateurs, pour ne pas dire pervers, afin de renforcer leur influence, leur pouvoir.

  • Prendre une réunion en comité, un petit groupe de travail ou un point en tête à tête.
     
  • Prendre une décision à imposer au(x) participant(s), un choix stratégique à orienter, voir une information à soutirer à tout ou partie.
     
  • Assurer vous que tout ceci soit programmé à un horaire favorable :
    • Pendant le repas de midi, idéalement,
       
    • Le matin au moment de la prise de fonction, pour le petit déjeuner,
       
    • En fin d’après-midi avant l’horaire limite imposé. Le moins souvent possible tout de même, car la plupart ne souhaite alors qu’une seule chose : quitter son lieu de travail.
       
  • Prévoir un encas assez copieux, une quantité raisonnable de mignardises et autres amuse-bouches (gueules étant trop vulgaire), le tout arrosé de boissons.

    Ah ! Les nostalgiques regrettent le bon vieux temps où la consommation d’alcool était autorisée en entreprise

    Sniff !

    Si, en plus, la description d’un de ces éléments évoque un responsable …

    Magnifique !

    Ne pas être paranoïaque cependant et se rassurer, le nom de famille Chouquette est très rare et, comme dit, la consommation d’alcool produite artisanalement est interdite.
    Aucun risque donc de consommer, à priori, un millésime très, trop local.
     

  • Attendre patiemment que l’assemblée soit correctement repue, pendant au minimum 30 minutes.
     
  • Agiter doucement des idées au hasard, contradictoires de préférence pour alimenter un débat stérile durant tout ce laps de temps. S’assurer de bien gaver le cerveau.
     
  • Enfin, quand la majorité des participants semble à point, annoncer la bonne nouvelle, imposer la décision ou le point de vue et s’assurer d’avoir l’approbation tacite de toutes et tous.
     

Physiologiquement, l’être humain réfléchit moins bien le ventre plein pour la bonne est simple raison que nous possédons un nerf particulier appelé nerf vagal dont les terminaisons se situent sous l’estomac.
Nous le savons déjà quand nous pratiquons la sieste.

Mais surtout, psychologiquement, socialement et historiquement, nous avons en nous une réticence naturelle à « mordre la main de celui qui nous nourrit ».

En conclusion, ne jamais prendre de décision après restauration, encore plus si celle-ci doit être écrite.

L’abus d’alcool est dangereux pour la santé

L’Hôpital Pinceton-Néoburo

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Fil conducteur de la série

Lors d’une réunion du comité de direction à l’Hôpital Pinceton-Néoburo, le Docteur Grégory Mahous (parce qu’il en a gros sur la patate), médecin itinérant rhumatologue du cerveau, exprime son mécontentement devant la Doctoresse Lyra Pascondi (parce qu’elle a beau lire tous les rapports, « On m’a rien dit ! »), doyenne et médecin légiste spécialiste en criminologie.

Son Interne, au sourire oriental et fraichement fiancée, Olie Mori-Caneron, est en Burn-Out après avoir enchainé les nuits de gardes dans les différents services d’Urgences aux quatre coins du Centre Hospitalier Universel (parce que traitant de tout, mais spécialiste en rien).

Dans le département des maladies mal-chanceuses, Numéro 13, la surveillante responsable, alias Rémy Brassdlair, impose à Mori-Caneron, des tâches ingrates aux horaires impossibles.
Elle en vient même à prévenir Mori-Caneron, des prises en charges sensibles de patients gravement atteints, seulement quelques heures avant ses congés réglementaires ou les changements d’équipes, l’obligeant, de fait, à faire des heures supplémentaires très peu déclarées.

Éric Forsmadam, le médecin chef généraliste fortement spécialisé en homéopathie, oralement, n’hésite d’ailleurs pas à rajouter directement des arguments à Brassdlair, pour que Mori-Caneron gère également un gros volume de paperasses administratives en complément.
Tout en indiquant à cette dernière l’exact contraire des instructions fournies initialement à Brassdlair

Quelques mois auparavant, il avait déjà utilisé, avec succès, ce même stratagème au moment du départ de la Doctoresse Franco-Slovaque Morta-Edmée Maitiré, brillante diagnosticienne fraichement sortie major de promotion, et avec le majeur, de l’académie de médecine avec mention « Assistance Nerveuse aux Soins ».

Tout ce tohu-bohu était arrivé jusqu’aux oreilles du Docteur Jamy Wilson (parce qu’il aime bien comprendre le problème avant de le traiter, et qu’il pratique le basket via des ballons portant son nom), chef du département de cancérologie, oncologue chevronné ayant appris le métier au contact des meilleurs.

Le Docteur Chris Padaub (parce que, bien qu’il criait peu, il parlait toujours en mal des autres) cherchait par tous les moyens de dissuader Wilson de soutenir Mori-Caneron, aidé en cela du Docteur Robert Chaste (parce qu’il a l’écoute du curé en confessionnal), aumônier pratiquant les médecines parallèles.

Le compte rendu transcrit des propos oraux de Mahous ne correspondait pas à ce qui avait été prononcé en réunion du comité.
Si bien que Mahous finit par trébucher après avoir prêté sa canne anglaise à Mori-Caneron.
Cette dernière, encore fragile lors des réunions de service, rechuta pourtant brusquement au milieu de la présentation d’une transmission ciblée.

L’externe Laurent Quefer (parce qu’il n’avait pas été informé des événements et n’avait rien à sa disposition pour appliquer la marche à suivre) fut alors appelé en renfort.

En présence de Forsmadam, Pascondi, et finalement de l’encombrant Wilson, il écouta Mori-Caneron exprimer son mal-être.

L’entretien au lieu à l’aumônerie de l’Hôpital, sans toutefois la présence de l’aumônier qui avait échoué dans la planification de sa messe du Lundi.
Elle devait absolument être présidée par Wilson dont l’apport était devenu soudainement pressant.
Chaste fut donc logiquement dispensé de donner les derniers sacrements à la mourante, comme ce fut la cas auparavant avec Maitiré.

Sa présence était inutile, tant Pascondi était fervente pratiquante.
Elle suggéra à Mori-Caneron, de jeter au rebut tout le volume de matériel dédié aux blocs opératoires sans le déballer, afin de le stériliser définitivement.
Plus de 2000 pièces à traiter, sans même envisager un possible recyclage.

Quel gâchis !

Les finances étaient d’apparence florissante, même si d’indemnisation des heures sups, il ne fut point question.

Le point portant sur le gaspillage des ressources vitales à toutes prises en charge médicale provoqua le seul grand dam de Wilson.
En effet, il conservait toujours précieusement toutes les prescriptions médicamenteuses savamment rédigées dans son ordonnancier, convenablement soigné, trié et enfermé à double tour dans son armoire à pharmacie.
Il était de nature prudente en ce qui concerne le parcours de soin de patient atteint de maladie chronique en phase aiguë.
Il s’appuyait toujours sur les interfaces de contrôle d’interactions médicamenteuses disponibles en ligne avant de valider tout traitement, parcourant à chaque fois tous les risques encourus ainsi que les effets secondaires observables.
La bibliothèque de son bureau lui permettait également d’avoir toujours à porté de main le bon ouvrage médical, référençant ainsi tout le spectre des possibles correspondances avec les symptômes d’une maladie rare à traiter.
Surtout, après chaque consultation, il n’hésitait pas à demander d’autres avis auprès de confrères plus chevronnés et compétents dans leur domaine d’intervention, et ceci malgré sa spécialité particulière reconnue de longue date.
Bref, bien que les opiacés soient susceptibles de soulager les douleurs dans certaines circonstances, il n’était pas du genre à en faire un usage récréatif.

Il conserva donc mécaniquement les traces écrites, immortalisant ce moment, dont bien évidement le témoignage de Mori-Caneron, transmis à Pascondi.

Car dans cette Maison des Docteurs, tout comme dans la série s’en inspirant, tous les grands malades mentent … sauf les TDC (parce que Thérapeutes Diplômés en Coloscopie).

Le Happy-End eut lieu.

Mahous modifia l’orthographe de son nom en Mouse (parce qu’il finit par décrocher un sourire digne de la souris du même nom), Mori-Caneron, devint Madame Viva-Lapetite (parce qu’ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants).
Seul Wilson ne changea pas, continuant à enchainer les paniers.

Quant aux autres, ils rencontrèrent véritablement la Doctoresse Jessica Adams, dans la prison où le Docteur House était détenu en saison 8, lors d’un Crossover entre ces deux séries télévisées hospitalières.

L’épisode assura un carton d’audience au moment de sa diffusion.

🙏🏽 Laura Felpin, Jeremy Ferrari, Arnaud Tsamere, Baptiste Lecaplain

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🙏🏽 Jeremy Ferrari

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Apocalypse Job

Adaptation libre de l’œuvre cinématographique de Francis Ford Coppola datée de 1979, Apocalypse Now.

À lire de préférence avec en fond sonore la bande originale du film.

🙏🏽 The Doors

Journal de bord du capitaine Willard
  • Jour 2

Le commandant Philipps m’a convaincu de m’enrôler volontairement dans cette mission.
Le poste semble intéressant.
Le premier déplacement d’hier était très positif.
À mon arrivée au QG, Johnson m’a bien briefée sur la discipline à suivre au sein du régiment.

Pourtant, en ce deuxième jour, je sens que j’ai mis les pieds dans quelque chose d’étrange.
Les locaux de ma section de rattachement sont vide.
Personne pour m’accueillir.
Pas une âme qui vive à l’horizon dans ce bâtiment en équerre.
Le chauffage est défaillant.
Aucune idée de qui contacter pour effectuer les réparations.
Rien ne s’anime sur le logiciel de discussion interne.
Aucune étoile visible à travers le feuillage.

Le point en visio de fin de journée, programmé avec Philipps, se fait en manteau polaire.

Je n’ose croire que l’entreprise soit à ce point en faute.
Si tôt ?

Clés et passe m’ont été donnés en avance, visiblement à la va-vite, ainsi que mon ordinateur de fonction.
Le lieutenant Kilgore me l’a remis furtivement en main propre, la veille, quand Johnson me faisait faire le tour de la zone 51.
Il est neuf mais déjà cabossé.
Sans être responsable de quoi que ce soit, je vais déjà devoir justifier le caractère défectueux de mon matériel.

  • Jour 4

Hicks, ma future coéquipière désignée, prend l’initiative du premier contact.
Toujours par grand froid, elle apporte rapidement un peu de chaleur et un grand sourire.

Quel dynamisme !
Surprenante et attachante pour une bleue envoyée au front.
L’envie de la côtoyer en dehors des écrans, dans le but de faire avancer nos projets communs, va de soi.

Au sein de la section, Miller a fait son apparition.
Il est sympa et m’apporte de très bons conseils et explications.
Tout comme Colby, drôle et bien intentionnée, elle partage mon bureau … et son ressenti sur sa belle-mère.

Cependant, toujours aucun haut gradé responsable de services en vue.
Y compris pour celui des humains.

Philipps applique consciencieusement les consignes.
Depuis le début, chaque soir, il continue de me fournir, au fur et à mesure et logiquement, tous les détails ayant rapport avec mes objectifs.
Un accompagnement sage, dans le respect le plus strict d’un nouvel arrivant.

  • Semaine 3

Enfin de l’action dans la glacière qui nous sert de bureaux.

Une réunion QVT en présence de plusieurs autres collègues que je découvre avec plaisir, sous le regard bienveillant d’une psychologue du travail.

Dans ce type de circonstances, à chaque fois, le but recherché reste de libérer la parole des participants.
Dans le cas présent, cela se fait à l’aide d’étiquettes symbolisant des émojis.

Pourquoi ma présence est-elle requise ?
Avec si peu de recul, comment puis-je me faire une opinion pertinente ?
Durant ce passage au confessionnal collectif, des noms et des tendances reflétant certains comportements sont évoqués.
Difficile cependant d’y dégager le vrai du faux.

Les formulaires d’enrôlement dans la division armée, que les RH demandent de remplir après quelques jours, étaient aussi vide d’intérêt.
Peut-être est-ce dans le but de rassurer la hiérarchie sur le fait que tout va bien.

Aurais-je du y évoquer mes débuts glaciaux ?
Évitons de se faire refroidir inutilement.

De toute façon, j’en ai parlé au général Corman de la division RH.
Elle m’a confirmée oralement qu’il s’agissait d’un loupé.
Je pense que la direction est un minimum sérieuse, qu’elle tient compte de ses erreurs.

Étrange mon déplacement au régiment d’infanterie 54 où est rattachée Hicks.
Maintenant que je suis physiquement devant elle, son regard est vitreux, parfois perdu.
Ses mains tremblent frénétiquement.
Il se dégage d’elle une tension palpable dont je ne m’explique pas l’origine.
Elle navigue entre les excès d’enthousiasme et les critiques déconvenues.

Je fais connaissance avec le colonel Kurtz.

Pourquoi me prend-il à l’écart dans cette salle de réunion devenue soudainement vide après le départ express des autres conviés ?
Pourquoi me fait-il des confidences sur tous les membres de la garnison ?
Comment peut-il affirmer qu’une telle personne ne comprend rien à rien ?
J’ai à peine eu le temps d’échanger avec son pendant hiérarchique, et je ne peux pas dire, comme il prétend, que ce n’est qu’un commercial.

Et voilà qu’il m’explique que Hicks est une poly-traumatisée du champ de bataille.

Qu’est-ce qui lui fait croire que nous avons eu une si mauvaise première impression ?
Est-il au courant de nos précédents échanges en distanciel ?
En particulier de son accroche formidable, le 4ème jour.

Bref, mon 6ème sens va devoir se mettre en veille.

  • Mois 2

Hicks est de plus en plus désemparée.
Philipps en a également la charge, mais plus rien ne semble aller convenablement.
Corman et le comité ont décidé de le décharger de ses fonctions.
Il ne s’occupera plus ni d’elle ni de moi.
Mince ! C’était pourtant lui qui m’avait recruté.

Et nous n’avons jamais pu véritablement travailler convenablement ensemble, Hicks et moi.
À chaque occasion, une excuse, venue de je ne sais où, faisait son apparition.

Kilgore est promu, et prend la suite de Philipps.
Il a pour consigne de s’employer à veiller à ce que les ordres soient respectés.
Du coup, je n’ai plus du tout de retour sur les attendus de ma mission principale.
Plus de mise en contact avec des interlocuteurs connus et référencés, comme c’était le cas avec Philipps.
Visiblement, cela convient à tout le monde que je sois en solitaire à la barre sur des sujets très stratégiques et sensibles.

  • Mois 4

Hicks doit être remplacée.
Sous anxiolytique, elle cumule les arrêts de travail.

Un mercenaire russe, le soldat Popof, est recruté en urgence.
Colby est éjectée sans sommation de mon bureau avec toutes ses affaires pour faire place nette.

Avec la franchise d’un dirigeant soviétique durant la guerre froide, Popof s’applique à semer la zizanie dans toute la garnison.
Il n’hésite pas à envoyer au goulag toutes les bonnes intentions des membres du régiment, spécialement celles de Hicks.
Comme il promet monts et merveilles, tout l’establishment est à ses bottes.
Même si dans les faits, il est incapable d’être autonome dans ses démarches, de mettre ne serait-ce qu’un pied devant l’autre sans trébucher lourdement dans « ses » (?) comptes-rendus ou consignes, martyrisant au passage le sens et la forme de ses propos tapés au clavier.

Le vent, à partir du moment où il souffle dans le sens désiré, semble très apprécié en interne …
Peu importe finalement si celui-ci envoie, selon mon expérience passée, inévitablement le navire vers les récifs les plus dangereux.

  • Mois 5

Depuis le quartier général, il a été décrété que Hicks doit être purement et simplement éliminée.
Elle est trop encombrante.
Plus encore à cause de son importante cote de popularité, son franc parlé loué par beaucoup, et son implication certaine dans de nombreux projets.

Corman est mise au fait de sa dépendance médicamenteuse.

Je constate aussi, qu’il ne faut surtout pas que l’on apprenne que Hicks a permis l’amélioration nette du projet phare de par ses initiatives courageuses et audacieuses.

La réputation de la Kommandantur est en jeu.
Il est hors de question que le mérite en revienne à une bleusaille.

À coup d’éléments de langage, d’organisation habile de séminaires d’entreprise aussi débiles qu’inutiles, et profitant des vacances estivales, l’affaire est réglée en toute discrétion par l’intermédiaire d’avocats.

  • Mois 8

J’ai eu beau devoir me débrouiller seul, réussir à négocier avec succès l’importance stratégique des moyens de communication en lien avec le centre de commandement de l’armée fédérale, et au passage gagner de belles avancées sur le front commun, Kilgore ne supporte aucune contradiction.

Mes réserves écrites durant les points intermédiaires de fixation des objectifs sont vaines.
Je dois suivre l’exemple de Popof et absolument marcher dans ces pas.
Il sacque mes indices à la manière d’un sergent mal dégrossi sorti tout droit de Full Metal Jacket.

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À partir de maintenant, je dois conserver précieusement un maximum de traces écrites, le tout orné évidement de signatures.
En particulier tout ce qui se rapporte à des échanges hiérarchiques en lien avec Kurtz, par courriels ou autres.

Il est vital de maintenir une chronologie précise et détaillée de tout événement.
Je dois prendre sur le fait, sans équivoque, toutes déclarations d’intensions.
Mettre en évidence toutes injonctions contradictoires, tout mouvement suspect …

Corman reste passive.
Les bruits de couloir sous-entendent qu’elle n’est au courant de rien.
Comment est-ce possible ?

Il y a forcément des informations et liens de causes à effets que j’ignore.
Qui est au courant de quoi ?

Popof n’a pas droit au même traitement de faveur que Hicks.
Il bénéficie d’une très avantageuse rupture conventionnelle.
Après tout, ses pratiques douteuses correspondent plus à l’état d’esprit visiblement recherché.

Hicks n’arrêtait pas de répéter qu’elle se sentait observée.
Et pas seulement elle.
Des rumeurs ?
Et si c’était vrai.
Le plus important reste de ne jamais accuser sans preuves.

  • Année 0

Ainsi débute ma navigation infernale sur les différents cours d’eau des enfers.
Elle sera tumultueuse tout au long du haineux fleuve Styx.
Je devrai veiller à ne pas m’embourber dans le vaste marais sans vent, au relent d’odeurs nauséabondes et d’idées aussi putrides que malveillantes.
Je vais devoir supporter les pensées les plus lamentables au Cocyte, résister aux tentatives de noyade dans l’oubli du Léthé, et observer le défilé des âmes en peine de l’Achéron.
Le tout finira inévitablement pas s’enflammer au Phlégéthon.

Quand ?

J’ai suivi une formation intensive dans les commandos de guerre terrestre.
Passons de la théorie à la pratique.

Bien plus de deux pièces seront nécessaires pour satisfaire Charon, le passeur de l’embarcation qui mènera tous ces démons à destination, vers leurs geôles finales respectives.

 

  • Note de l’auteur

Le mot « apocalypse » signifie en grec ancien « dévoilement », religieusement « révélation ».
Les siècles d’obscurantisme, qui suivirent la fin de l’essor de la civilisation grecque, détournèrent sa signification première pour en faire un synonyme de « destruction » en lien avec la fin du monde.
Les lecteurs de cet article comprendront très bien la définition retenue …

Et parce que terminer sur une note positive est toujours signe d’une démarche constructive 👍🏽

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🙏🏽 Lien vers une page YouTube Sara’h Cover

Article matinal pour se remonter le moral

Bonjour à toutes et à tous ! 👋🏽

Ce matin, en me levant, la joie s’empare de moi ( ̄▽ ̄)ノ 😁

Après avoir subi trop de mauvaises fois ces dernières nuits (✖╭╮✖) 🌚,
j’avance maintenant tranquillement dans la vie (・ェ-) 👍🏽

Face à tant de paroles incompréhensibles (☉ε ⊙ノ)ノ 🤪,
je me réjouis d’avoir eu la lucidité de bien me couvrir (*_*) 🥶,
et surtout d’avoir su faire la distinction entre compromis et compromission en refusant d’écouter tous ces « beaux » parleurs ( ͡° ͜ʖ ͡°) 🤚🏽

Et toi, tu fais quoi (;¬_¬) 🤔,
quand ça t’énerve ? ( ͡ಠ ʖ̯ ͡ಠ) 🤬

Mes petits conseils :
👨 ➡️ (⌐■_■) 😎
ou
👩 ➡️ 乂❤‿❤乂 🤗

Pas de sexisme 🤘🏽, travestir ces recommandations est toléré 👉🏽👈🏽

Soyons libres !
(・∧‐)ゞ 🤣

Bonne journée à toutes et à tous ! 👋🏽

🙏🏽 Fatal Bazooka – Ce matin va être une pure soirée (feat Big Ali, PZK, Dogg Soso)

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🙏🏽 Fatal Bazooka – Mauvaise Foi nocturne

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🙏🏽 Fatal Bazooka – Trankillement

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🙏🏽 Bratisla Boys – Stach Stach

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🙏🏽 Fatal Bazooka – Fous Ta Cagoule

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🙏🏽 Fatal Bazooka – Parle à ma Main

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🙏🏽 Fatal Bazooka – Tuvaferkwa ?!

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🙏🏽 Helmut Fritz – Ca m’énerve

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🙏🏽 Michaël Youn – Comme des Connard

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🙏🏽 Lorie – La positive attitude

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🙏🏽 2 Be 3 – 2Be3

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Prédatrices : Badzob

Référence 👉🏽 Predator : Badlands

  • Préambule

Avant toutes tentatives d’interprétation malheureuses et malencontreuses des écrits de cet article, précisons que la déclinaison de ce texte peut très bien se faire au masculin.
Les références seraient toutes aussi graveleuses et affligeantes pour les prétendus hommes évoqués en portraits, suscitant l’indignation légitime de femmes pour qui la locution péjorative de « beau sexe » mettrait celui opposé dans de beaux draps.

Simplement, l’inadmissible n’a pas de genre, car d’adjectif il fait nom, s’adaptant à toutes déclinaisons.

  • Article

Au fin fond de bâtiments obscurs et lugubres, règnes des spécimens d’aliens aux mandibules particulièrement acérées.
Ces mantes religieuses guettent leurs mâles proies avec pour objectif de mieux les dévorer au moment du rituel de l’accouplement.

Elles possèdent chacunes leurs propres, mais sales, caractéristiques, agissant sans préférence aucune, que ce soit en solitaire ou en bande organisée.

Parmi ces espèces particulières, nous pouvons y croiser la prude désespérée.

Elle souhaite avant tout trouver réconfort dans les bras d’un preux chevalier à haute responsabilité.
Il la sauverait du donjon de l’oubli où s’entassent les dossiers critiques.
Il l’emporterait sur sa belle monture, galopant dans les plaines désertes des couloirs vides de fin d’après-midi, ou sur les flashs stroboscopiques d’imposantes photocopieuses.
Elle le recouvrirait d’une cape douce et parfumée qu’elle aurait pris soin de confectionner avec ses innocents petits doigts … après avoir convenablement veillé à ce que le degré élevé d’imperméabilité de cette couverture ne soit absolument plus assuré, quitte à y planter de petits coups d’aiguilles.

L’épopée au septième ciel se termine alors environ 9 mois plus tard, lorsque du ventre surgit la chose tant désirée par la prétendue vierge initialement éplorée.

Après tout, quelle différence.
Entre être aimée et être amante, tout se situe essentiellement au niveau des bourses.

« Faut pas faire un enfant avec les personnes que tu connais pas bien. »

La cougar rode également entre les montants de porte des bureaux.

Pour elle, plus rien à espérer niveau progéniture.
Un petit stagiaire, ou un nouvel arrivant tout frais tout chaud, constitue toujours un festin succulent à se mettre sous les dents … tant qu’elle en a encore.
Le but recherché est donc différent.

Point de promotion ou de rente à espérer, simplement quelques moyens supplémentaires pour faire pression, en provoquant une augmentation plus localisée de celle-ci.
Et puis, comme sa vie se résume en un « mal entendu », il n’y aura jamais de tendre dévoué pour l’attendre le soir au retour sous la couette.
Tout est bon à croquer.

Elle confond gourmandise et épicurisme.
Elle ne savoure pas l’instant présent, le plus longtemps et calmement possible, en cherchant à identifier, un à un, tout arôme, tous dosages de savants mélanges de délicieuses senteurs sucrées ou salées.
Elle dévore goulument son festin sans aucun autre plaisir que d’avaler le tout rapidement à pleine bouchée … sans avoir pu particulièrement développer son sens du goût, y compris vestimentaire.

« Hugo Boss habillait les nazis, le style a son importance. »

Bref, elle n’est qu’apparences sans actions véritables ni harmonie des formes.
Son métier n’est sûrement pas de bouche, en jouant avec sa langue pour en faire délier d’autres.

Son rêve ultime reste d’engloutir, sans laisser de reste, un prestigieux docteur en médecine, spécialiste renommé de préférence, pour qui elle sera amante en toute discrétion conjugale … moyennant avantages conjugaux conjoncturels.
Elle obtiendrait un étage de tour à elle seule avec bureaux privatifs tout confort, accessible par ascenseur, et une équipe à cravacher en son nom.
Une succursale à son image : glaciale, terne, lugubre, dominant un monde à observer et jalouser durant de longues journées.
Plus l’édifice sera élevé, plus les fenêtres grandes ouvertes pourront aspirer vers le bas les cibles de son petit jeu de manipulatrice aigrie.

« Les dauphins sont des violeurs, méfie-toi des apparences. »

Il existe très certainement d’autres espèces animales aussi effrayantes qu’épouvantables, mais elles ont toutes en commun leur agressivité passive.

Dès lors, il n’est vraiment pas de bon ton de leurs résister.
Sous ces conditions, elles se transforment progressivement et sournoisement en bêtes de plus en plus féroces.

Elles sont capables de s’unir pour isoler leur proie, tournant tout autour telles des hyènes évoquant bruyamment par gloussement leur victime à la troisième personne.
Un subalterne n’a pas son mot à dire sous peine de se faire éconduire.
Il doit remuer plus bas que terre ou y être renvoyé avec pertes et fracas sous des quolibets à colporter dans tous les édifices alentours.
D’entretien de fleurs bleues il ne sera point question lorsque leur jardin n’est pas entretenu régulièrement par une main verte.

Guetter un moment de faiblesse pour agir devient le mot d’ordre.

À défaut de séduire, il faudra faire périr.
Dans la terreur, la douleur, à en faire grimper la tension jusqu’à l’extrême pour faire oublier l’affront des refus répétés.
Fermer cette bouche et dans le silence à jamais l’emmurer.

« Si t’es souvent seul avec tes problèmes, c’est parc’que souvent le problème c’est toi. »

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🙏🏽 Orelsan – Basique

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